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mercredi 14 janvier 2026

Bolloré protège un pédocriminel #Cnews #Morandini

 

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Est-on enfin autorisé à présent, malgré les mal-pensants de CNEWS et du groupe Canal+  (ainsi que tous ceux qui contribuent à le maintenir visible sur quelque média que ce soit)  à le qualifier de Pédocriminel ?

Ce personnage médiatique peu recommandable qui s'est fait connaître dans les années 90 avec l'émission Tout est possible sur TF1,  est pourtant passé par quasiment toutes les grandes stations de la galaxie audiovisuelle depuis 35 ans, et on peut légitimement s'étonner du fait qu'il ait pu continuer ses méfaits en s'en prenant à des mineurs, voire à des adultes de manière assez ignoble (voir ci-dessous) sans grand impact sur sa visibilité médiatique. Il est en effet relativement facile d’accéder à ses contenus, ne serait-ce qu'en raison du fait qu'il ait sa propre société de production, et qu'il peut donc en toute impunité squatter les premières pages de recherche de Google. 

Le pédigrée judiciaire de Jean-Marc Morandini est pourtant éloquent : il a été condamné à de nombreuses reprises pour le même type de faits peu ragoûtants (suite interdite aux moins de 18 ans) (je peux éventuellement me répéter puisque je lui ai déjà consacré un billet, sans grand succès). 

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En , Mediapart révèle que la direction d'Europe 1 isole ses stagiaires de seconde dans le sous-sol de leurs locaux pour éviter tout contact avec l'animateur condamné[106].
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Mais l'intitulé très frontal de mon billet se justifie par le fait que, jusqu'à présent, certains décideurs pouvaient toujours se cacher derrière leur petit doigt, bien que cela ne trompe personne, et se justifier de son emploi malgré tous ces délits particulièrement graves, en arguant de la soi-disant présomption d'innocence, tant que les recours judiciaires n'avaient pas été totalement épuisés. Tel n'est plus le cas aujourd'hui, puisque l'on apprend que la Cour de Cassation a rendu son verdict.  Elle a en effet rejeté le pourvoi de l’animateur, condamné en première instance, puis en appel, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents de 2009 à 2016. 

Pourtant, on apprend que...  

 


Malgré une condamnation définitive, Jean-Marc Morandini sera bel et bien, jeudi matin, à l’antenne de CNews. Ce mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a pourtant rejeté le pourvoi de l’animateur après sa condamnation en appel pour «corruption de mineurs», le 21 mars 2025. Le journaliste est donc définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents. 

Mais pour CNews, qu’importe. Malgré deux procès perdus en appel – respectivement pour «corruption de mineurs» et «harcèlement sexuel» –, le présentateur de 60 ans est et restera l’une des têtes d’affiche de la chaîne d’opinion de Vincent Bolloré, où il officie quotidiennement de 10 h 30 à midi. CNews l’a fait savoir à l’AFP, mercredi soir dans une déclaration lunaire : «Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l’antenne.» (source)

 Si après ça vous avez encore un espoir que le groupe Bolloré (dont ironie du sort, les aficionados au front bas ne cessent de crier à l'indignation sélective et au grand complot en dénonçant à tout bout de champ  les élites pédocriminelles) ait le moindre remord, le moindre scrupule, la moindre honte, la moindre morale ou la moindre d'éthique, vous serez bien déçu. 

Comme quoi l'indignation, aussi partagée soit-elle, ne change rien aux petits calculs et aux médiocres intérêts financiers ou aux arrières pensées faites d'attention à l'audimat de ces gens là, qui ne s'embarrassent guère, ici jusqu'à l'absurde et à une apogée rarement atteinte, de scrupules.  

Alors, soit on continue de le déplorer, soit on agit. A vous de voir, si comme moi vous ne vous habituerez jamais au pire. Et là, on y est clairement.