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mardi 30 décembre 2025

Découvrez le nouveau mot qui caractérise bien l'année 2025.

 On espère d'ailleurs que 2026 se conjuguera autrement, en fRance comme en Belgique. Suivez mon regard... 

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Mais qu'est-ce donc, me direz vous ? Bien que cet article renvoie à une interview d'Olivier Tesquet, coauteur du livre « Apocalypse Nerds », qui détaille comment le technofascisme s’est imposé dans les strates du pouvoir américain", il convient d'en donner une définition et les pratiques qu'il nous impose. 

 

Qu’est-ce que le technofascisme ?

Le technofascisme désigne l’usage des technologies numériques – entre autres les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et la surveillance de masse – afin de promouvoir, renforcer et faciliter des idéologies plutôt autoritaires et fascisantes.

Il est de bon ton de rappeler également ce qu’est le fascisme, puisque les fascistes eux-mêmes semblent croire que ce sont leurs opposants, les fascistes. 

Comment fonctionne le technofascisme ?

Algorithme de propagande : X, Instagram, Facebook, YouTube ou encore TikTok usent de leurs algorithmes pour promouvoir des contenus radicaux – très souvent issus des sphères complotistes et volontairement polarisants – tout en alimentant la désinformation ambiante, qui favorisent naturellement l’engagement via likes, commentaires et partages.

Cyber-radicalisation : Ce qu’on appelle “chambres d’écho” (les fameuses “bulles” dans lesquelles on vit sur internet) permettent aux groupes radicaux, notamment d’extrême droite, de diffuser leur idéologie sans contradiction. Cela facilite la radicalisation des utilisateurs à l’intérieur de ces chambres d’écho. Sans contradicteur, les idéologies basées sur les théories du complot ou la haine ont donc le champ libre.

Mèmes et web culture : L’extrême droite utilise les codes d’internet et l’humour pour diffuser ses idéologies par le biais par exemple de “Pepe the Frog” ou encore “Chad”. L’extrême droite utilise également de nombreux influenceurs réactionnaires pour promouvoir leurs idées et fantasmes. C’est le cas par exemple de Thaïs d’Escufon, égérie de l’extrême droite.

Surveillance de masse : De plus en plus d’états exploitent l’intelligence artificielle pour mettre en place des systèmes de surveillance de masse, souvent sous couvert de sécurité nationale, de lutte contre la criminalité ou même de gestion urbaine. Ces technologies posent de sérieux risques pour les libertés individuelles.

Inversion de la censure : “Liberté d’expression”. Ce terme, utilisé à tort et à travers par l’extrême droite, devient galvaudé. Les réactionnaires crient à la censure dès qu’ils le peuvent mais se permettent en parallèle, via des campagnes de doxxing, de menaces et d’intimidation, de censurer leurs opposants.

Intelligence artificielle : L’IA et les deepfakes jouent un rôle de plus en plus préoccupant dans la manipulation de l’opinion publique, la désinformation et le contrôle autoritaire.

source 

 Chacun.e peut mesurer quotidiennement, à son niveau, l'ampleur et la réalité du phénomène. A nous de redresser la barre par un usage plus raisonné et parcimonieux de la technologie pour la réorienter vers le service de l'humain plutôt que vers son asservissement. Utopique ? Pourquoi croyez vous que les manuels antifascistes recommandent de laisser son smartphone à la maison ? Posez vous donc les bonnes questions... Je connais mon sujet. Et ce n'est pas pour rien que j'ai toujours utilisé ces moyens technologiques dans une certaine direction, tentant de contrer l'omniprésence des propos qui soutiennent cette apparente hégémonie de leurs idées... Si nous étions plus nombreux à montrer notre présence pétrie de convictions humanistes sur les internets, je n'ai nul doute que les GAFAM seraient bien obligés d'en tenir compte. Ils ne sont tous puissants que parce que nous ne les contrarions guère.