Dans l'interview que sa majesté a consenti à donner à une télévision publique - presque l'horreur pour ces gens là - le si peu premier ministre de la France Rance, nommé en dépit du résultat des élections dans un camp minoritaire, a déjà annoncé la couleur. Le brun sera de rigueur. Deux propos de sa part m'ont en effet particulièrement choqués, bien qu'ils découlent de son projet de créer "un ministère de l'immigration", évoqué ici en son temps. Le premier m'a horrifié. Lorsque je l'ai entendu prononcer distinctement ces mots "une immigration qui devient souvent insupportable", j'ai ressenti en moi une violente indignation. Si cela n'est pas de nature xénophobe pour vous, pour moi cela veut dire beaucoup. On rejoint là exactement la thèse d'extrême-droite selon laquelle il existerait dans ce pays une "invasion migratoire", ce que ne corroborent absolument pas les faits, et rien qu'eux, loin des fantasmes des cancres de souche de l'hexagone.
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Quel message ce "premier" ministre envoie-t-il aux personnes de ce pays qui sont issus d'unions entre des personnes de cultures, de religions ou de non religions, d'ethnies ou de pays si disparates qu'ils font la richesse de ce pays ? Un message de rejet, très précisément. Et cela ne va pas vraiment dans le sens d'une amélioration de notre société.
Deuxième propos : la suppression de l'Aide Médicale d'Etat, un totem de la fachosphère, sur l'air bien connu de "les étrangers nous coutent cher, vive la préférence nationale". Sauf que les microbes et les virus ne connaissent pas, contrairement aux bas du front... national, la notion de frontières. Et que ne pas guérir quelqu’un en raison de son origine et de son appartenance nationale ou non est contraire au serment d’Hippocrate, et conduirait à des risques pandémiques évidents pour qui réfléchit un tantinet à la question.
Mais pour cela, faudrait encore avoir un cerveau, au lieu d'une turbine à lisier, faite de haine et de ressentiment recuits, nourris par la logorrhée des chaînes de Bolloré...
"Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas, Monsieur
On ne pense pas..." (la suite ici).
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