Accéder au contenu principal

au Nouveau Front Populaire, des tergiversations jusqu'à l'écœurement


Ce type de conflits auxquels s'entend si bien la gauche,  au point de s'y perdre depuis des lustres, ce qui a fait son malheur et la victoire de la droite jusqu'à l'extrême, nous en avons tous ras le bol.  Je suppose que ma colère est ou sera partagée par bien d'autres moi quand ils prendront connaissance de cette information de nature à faire perdre patience... 

source

Ce n'est malheureusement que la réponse du berger à la bergère car en effet, le PS avait lui-même refusé une candidature portée par le PCF et LFI à laquelle EELV ne s'était pas opposée... Ce qui nous avait permis de caresser l'espoir que, enfin, une première ministre serait enfin nommée avec l'assentiment de tous. La joie fut de courte durée :

source

Mais les électeurs non encartés dont je suis, eux, s'en foutent prodigieusement, de ces aussi navrantes que pathétiques querelles de clochers. Voilà qui ne grandit pas ceux et celles qui s'y livrent, animés par une intransigeance qui devrait en regard des enjeux se montrer et se ressentir un peu plus coupable et responsable... C'est bien beau de s'en rejeter la responsabilité, mais qui est encore dupe de ces stratégies minables pour tirer la couverture à soi, quel que soit le parti qui s'y égare  ?

La réaction d'Arié Allimi résume fort bien la mienne et je lui emprunte donc ses mots : 

" La société civile a milité nuits et jours pour que le NFP advienne et pour empêcher la menace du RN. Ce type de blocage est un crachat à la figure de chaque militant de la société civile. On s'en souviendra ".(source)
Voilà qui me dégoûte en effet d'avoir consenti à revoter à l'occasion de ces élections européennes puis législatives anticipées, si c'est pour que ma voix soit captée par ce genre de partisans au front bas, plus attachés à leur petite chapelle qu'à l'intérêt collectif. L'enjeu est pourtant de taille, car pendant ce temps là, l'ennemi politique avance ses pions, tapi dans l'ombre. Et le clan macroniste a beau jeu d'utiliser ces divisions pour élaborer des stratagèmes de nature à nous priver de nos voix, en allant vers un gouvernement de centre droit, au plus grand mépris des choix des électeurs. Déjà, un nom apparait pour emporter le perchoir, qui aurait dû être occupé selon la tradition par le groupe majoritaire... 
Pourtant, cette incroyable surprise que fut la victoire de la gauche avait de quoi nous rebooster, nous donner envie, nous faire rêver... Une gauche qui avait contre toute attente - à ma très grande surprise - réussi à s'unir et à proposer un programme cohérent dans un délai incroyablement court. Une gauche qui s'est pliée à la noble attitude de se désister au deuxième tour pour empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir, ce dont je nous félicite. C'est ce point précis qui m'a d'ailleurs essentiellement motivé à retrouver le chemin des urnes, tout en ayant conscience de participer à un mouvement historique, dont je suis plutôt fier. Mais l'engouement fut hélas de courte durée. Car après ces péripéties, ces tergiversations insupportables, quand je vois ce que je vois, et que j'entends ce que j'entends, j'ai bien raison de penser ce que je pense :  
 
« Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument »(Lord Acton)
 
Je crois que je vais rentrer au bercail, dans ma famille politique, après m'être mobilisé pour éviter le pire.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Pourquoi les #républicanistes franchouillards s'en prennent à #Wikipédia ?

 La clique du Printemps Républicain a encore frappé. Elle a cru bon de s'en prendre à Wikipédia, encyclopédie collaborative à laquelle je suis personnellement très attaché.    Les (premiers, vraiment ?) signataires de ce texte sont consignés ici :    Premiers signataires (par ordre alphabétique) : Bernard Accoyer (ancien président de l'Assemblée nationale), Éric Anceau (professeur d'histoire contemporaine à l'université de Lorraine), Sophia Aram (humoriste), Thierry Ardisson (producteur de télévision), Muriel Attal (directrice de la communication chez France Télévisions), Olivier Babeau (président de l'Institut Sapiens), Élisabeth Badinter (philosophe, essayiste), Tristane Banon (romancière), Eugénie Bastié (journaliste du Figaro ), Pierre Bentata (essayiste, professeur d'économie), Muriel Beyer (éditrice), Jean-Michel Blanquer (président du Laboratoire de la République, ancien ministre de l'Éducation), Nicolas Bouzou (économiste, éditoria...

#Kanaky : #NotInMyName (Le temps des colonies est révolu !).

  source Je suis d'une génération qui a connu la tragédie de la grotte d'Ouvéa , laquelle a marqué les mémoires de beaucoup d'entre nous dès qu'on parle de la Nouvelle Calédonie. Depuis, comme beaucoup j'imagine (1),  je pensais et j'espérais qu'elle se dégagerait progressivement de la férule de la France. Mais je constate simplement aujourd'hui que du côté du pouvoir, il n'en est rien, et qu'il est en train de rompre avec tous les accords précédents devant mener à plus ou moins long terme à la décolonisation de ce territoire. Car tous les historiens et connaisseurs/ses de ce sujet s'accordent à confirmer que la manière forte n'est pas la bonne et ne le sera jamais sur ce territoire colonial,  marqué par tant de révoltes populaires. Cette façon de faire a systématiquement mené dans le passé à des situations insurrectionnelles aux conséquences humaines désastreuses. L'actuelle rébellion n'échappe pas à la règle, et je suis intimem...

Bonne chance, @KamalaHarris

  source   Une petite aparté pour commencer :  à l'occasion de ce billet d'humeur, je découvre que le Président américain se nomme en réalité pour l'Etat Civil de son pays Joseph Robinette Biden. C'est vraiment ridicule, et je comprends qu'il n'ait pas choisi de l'ébruiter. Sans quoi cela entacherait sérieusement sa crédibilité, et entamerait ses chances de concourir... à sa "propre" succession. Un peu plus sérieusement,  ce n'est pas son deuxième prénom qui explique son retrait de la campagne présidentielle américaine.  En fait, une partie de son propre camp le pressait déjà instamment de retirer sa candidature avant la convention nationale, en août, pendant laquelle il devait être formellement investi . L a candidature de l'octogénaire n'a en effet cessé d'être critiquée en raison de son âge avancé . Les premiers à faire ce reproche au démocrate ont été ses adversaires républicains, qui dans le sillage de Trump, cet immonde pe...