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Autorité à l'école : ce que cache cette violence d'Etat #Attal

 Je suis proprement sidéré d'observer à quel point le thème de la violence des jeunes a pris le pas sur tout autre considération politique en ce moment. Cela en arrive à un point où cela semble constituer visiblement l'alpha et l'oméga, et pourquoi pas la clé de voûte tant qu'on y est, de toute l'action gouvernementale, sous l'impulsion d'un premier ministre pourtant lui-même tellement jeune... Mais l’influence idéologique n'attend pas le nombre des années, si j'en juge par la teneur du discours si martial de ce si médiocre personnage : 

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Ce à quoi un site spécialisé dans le domaine de l'éducation nationale a eu beau jeu de répondre, à juste titre :

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On assiste actuellement en effet à une telle débauche de mesures toutes plus autoritaristes et réactionnaires les unes que les autres sur le sujet que cela en devient même la risée des internets... 

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 Que ces propos aient été tenus sur une chaîne de désinformation bolloréenne bien connue pour ses exagérations volontaires,  en vertu de  certains prismes grossissant servant à assoir sciemment et de manière entretenue une idéologie extrêmement droitière, voilà qui n'est pas anodin, et ne surprendra personne.

Placé à un tel niveau d'action publique, le premier ministre, en développant des mesures qui pour certaines existent déjà ( ou ont existé  et ont été supprimées) aurait pourtant dû, responsabilité oblige, s'attacher aux causes plutôt qu'aux conséquences... 

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Pourtant, cela n'empêche nullement la personne ci-dessous, habituée des formules à l'emporte pièce sans grand discernement, qui est Secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté et de la Ville ( et qui n'est donc de ce fait  pas sensée ignorer la loi),  de proposer des actions qui, en plus d'être éthiquement éminemment discutables, sont qui plus est contraires au droit  :

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 .... Car,  comme le mentionne ce journaliste de Médiapart ici,  " La vie privée des enfants est garantie par l'art 16 Convention internationale relative aux droits de l'enfant et, depuis février, à l'article 371-1 du code civil."

Sabrina Roubache ferait bien de lire le rapport du Défenseur des droits de 2022 sur le sujet vie-publique.fr/rapport/287171

C'est à mon sens un sujet très sérieux, qui présenté de manière aussi biaisée ainsi, constitue un axe idéologique particulièrement inquiétant, qui va toujours dans le même sens que je ne cesserai de déplorer : faire des appels du pied à l'électorat le plus rigide, le plus réactionnaire, le plus raciste, et le plus goulu d'autoritarisme pré-fasciste. Et en cela, Attal a donné aux veaux dont il s'agit, auxquels cette soupe sale est surtout destinée, ce qu'ils attendent. Voilà qui détourne habilement l'attention d'un problème tout aussi important, et qui lui est étroitement lié : celui du malaise profond de l'éducation nationale et de son manque patent de moyens...

 

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Une fois de plus, le système macroniste a réussi ce qu'il sait faire de mieux : agiter sa main droite pour que l'on ne distingue pas trop nettement ce que fait sa main gauche : déshabiller l'école, le collège et le lycée comme il l'a fait pour d'autres pans de la Fonction publique, comme c'est nettement le cas pour les hôpitaux. Et en parlant de cela, de ces faits divers, aussi dramatiques soient-ils, on ne parle pas d'autre chose qui fâche, et qui coûte cher en période de restriction des dépenses publiques;




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