Une fois n'est pas coutume, après avoir pris le temps de prendre de la distance avant de me livrer à mon exercice favori - commenter l'actualité - j'ai choisi de déroger à ma ligne éditoriale qui est d'explorer une thématique sur laquelle je me concentre, pour vous proposer un article sur plusieurs sujets. Voici le premier :
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Ce projet avait été approuvé par décret par le Premier ministre d'alors, Jean Castex, en . Le contrat de concession avait été attribué à la société Atosca, filiale du groupe NGE qui espérait en retirer de substantiels dividendes pour ses actionnaires avec les droits de péage... Espérons que la cupidité de ces prédateurs sans scrupules sera frontalement contrariée, selon mes souhaits rejoignant ceux de beaucoup d'autres, suite à cette nouvelle réjouissante, qui renoue avec un bon sens et un souci de l'intérêt collectif qui aurait du prévaloir jusqu'à présent. Car l'intérêt réel de ce tracé est éminemment discutable comme le démontre sans conteste la juxtaposition de ces deux tracés, l'actuel et le projeté :
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On ne peut pas vraiment dire que le gain de distance comme de temps soit probant... Une vingtaine de minutes ! Ce qui démontre assez de manière purement factuelle que ce projet ne répond pas à l'intérêt collectif. Le rapporteur public vient d'ailleurs de confirmer cette position, et c'est une grande joie pour l'ensemble des défenseurs de l'environnement dont je suis :
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C’est peut-être un tournant majeur dans le dossier de l’A69 qui doit relier Toulouse à Castres, selon une information de France 3 Occitanie publiée ce mercredi 20 novembre. Le rapporteur public vient de rendre son avis sur la série de recours déposés devant le tribunal administratif de Toulouse par les opposants au projet d’autoroute et de leur donner raison. Le magistrat préconise d’annuler l’autorisation environnementale de l’A69, confirme à Libération Thomas Digard, du collectif la Voie est libre. Dans un extrait de son rapport publié dans un communiqué de presse du collectif, le rapporteur public justifie sa position par «l’absence de raison impérative d’intérêt public majeur justifiant la dérogation espèces protégées».
Espérons que la justice l'emporte sur des intérêts purement mercantiles, et destructeurs pour la faune comme pour la flore, et coûteux pour les contribuables dans un contexte où l'on demande qui plus est aux plus humbles de faire des sacrifices... Un entêtement politique sur ce dossier serait proprement incompréhensible. Et dans la foulée, si l'on libérait nos camarades dont il est donc démontré qu'ils avaient raison de s'opposer à ce projet insupportable ? La répression a en effet battu son plein sur ce dossier... J'espère vraiment que l'on reviendra à davantage de raison !
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