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lundi 5 janvier 2026

La #transphobie, c'est mal (Même quand il s'agit de Brigitte Macron) #NOHaters

 Chaque fois que je vois une information selon laquelle des harceleurs en ligne sont jugés et condamnés, je ne peux pas m'empêcher de m'en réjouir, quels que soient le statut, la fonction et la notoriété des mis en cause. En effet, j'ai longtemps œuvré anonymement pour lutter contre ce fléau. Plusieurs billets de mon ancien blog sont d'ailleurs consacré à ce phénomène des haters, ces imbéciles crasses qui se croient tout permis et surtout le pire, tant ils/elles estiment pouvoir insulter, mépriser et diffamer quiconque leur déplaît, en toute impunité. Voir des idiots cracher leur racisme, leur xénophobie, leur islamophobie, leur homo ou leur transphobie, leur fat shaming en roue libre m'est toujours apparu comme une pratique condamnable et éminemment détestable. Aussi, quand ces ordures sont pris la main dans le sac, oui, j'avoue, je m'en réjouis. ça leur apprendra à se montrer un peu plus responsables de leurs actes... 

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  Aujourd'hui, il se trouve que c'est Brigitte MACRON,  la victime. Tant pis. Je suis content quand même, quoi que je pense par ailleurs de cette personne qui me hérisse le poil au plus haut point, tout comme son mari, mais en pire puisqu'elle n'a été nommée par personne, et se permet tout ce qu'elle veut, en toute impunité également. Il n'empêche. Les faits incriminés sont les suivants : 

 "Brigitte Macron est un homme", "travelo de merde", "pédocriminelle" Les dix prévenus soupçonnés d'avoir publié et partagé des tweets transphobes à l'encontre de Brigitte Macron ont été condamnés pour cyberharcèlement, lundi 5 janvier, devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils ont écopé de peines allant de six mois ferme pour l'un d'entre eux à jusqu'à huit mois de prison avec sursis pour les autres. Ils doivent également verser des dommages et intérêts à l'épouse du chef de l'Etat. Le tribunal a considéré que le harcèlement moral aggravé était bien caractérisé, que les messages émis par les prévenus "ont eu pour effet une dégradation des conditions de vie de Brigitte Macron" et que "l'altération de sa santé physique et mentale était avérée". (source)

 Aurélien Poirson-Atlan, alias "Zoé Sagan" (ci-dessus sur la photo, NDLR), a écopé de huit mois d'emprisonnement avec sursis pour sa série de messages sur le réseau social X. Il est présenté comme membre des trois "instigateurs" de la fake news au sujet de Brigitte Macron. À l'origine d'une vidéo virale de quatre heures publiée dès 2021 sur YouTube, Delphine J. dite "Amandine Roy", a elle écopé de six mois de prison avec sursis et d'une suspension de ses comptes en ligne pendant six mois. De son côté, le galeriste Bertrand Scholler a été condamné à six mois avec sursis. Il est l'auteur d'un photomontage de la première dame, représentée avec le torse poilu en 2024. "En France, on n'a plus le droit de penser", a-t-il déclaré ce lundi face aux journalistes, des propos relayés par France Info. (source)

Un seul d'entre eux a été condamné à de la prison ferme, un certain " Jean-Christophe P." Moi, malgré mes convictions globalement anti-carcérales, franchement, ça ne me défrise aucunement.  Bien fait pour sa gueule. ça lui apprendra à se sentir tout puissant, ce transphobe détestable. Compte-tenu de mon combat contre les discriminations, je ne vais certainement pas pleurer sur son sort, quand bien même il s'agit de cette Brigitte là. j'ai mes priorités, et celle de la lutte contre la transphobie, un marqueur d'extrême-droite à mon sens, en est une, point barre. 

Quant aux "on-ne-peut-plus-rien-dire", dégagez, il n'y a rien à voir. Vous n'aurez pas le dernier mot avec moi. La liberté des cons s'arrête là où commence celle des autres de ne pas être importuné en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leur origine ethnique ou géographique, ou de leur appartenance religieuse,  ou de leur handicap, ou.... (liste non exhaustive). 

vendredi 2 janvier 2026

La chasse aux musulmans, voilà l'ennemi. #Islamophobie #RATP

 Je consigne soigneusement cette information ici, au cas où elle passerait à la trappe, échappant ainsi aux yeux d'un.e futur.e historien.ne aguerri.e.  Il/elle pourra ainsi la mettre à côté d'autres symboles tels que l'étoile jaune, les bus ou les cafés interdits aux noir.e.s et autres joyeusetés d'une époque moisie. Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. 

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 Vous avez bien lu : 

 Une note destinée aux encadrants de la RATP, signée par Jean Castex en juillet 2025, incite à contrôler les pratiques religieuses des agents et prestataires, pour respecter la « neutralité » et la « laïcité » du service public
 Mais en quoi cela a-t-il quelque chose à voir avec le titre ? me direz vous. La réponse est la suivante : 
 Lorsque Myriam1 apprend que, dans certains sites de la RATP, les bouteilles en plastique dans les toilettes devront être contrôlées, retirées et remises aux chefs par les travailleurs des sociétés de nettoyage, elle éclate de rire. « Les bouteilles d’eau ne servent pas que pour les ablutions, c’est aussi juste pour être propre derrière… On ne peut même pas se laver les fesses ? » ironise-t-elle.
 Comment peut-on justifier une telle pratique, si ce n'est pas le racisme, ou plutôt l'islamophobie, concept injustement décrié  tant il m'apparait s'illustrer dans nos vies chaque jour un peu plus fort, et plus durement... Quand à la pseudo-laïcité invoquée pour évoquer cette insupportable discrimination, elle n'est pas ce qu'en font ces gens. On est bien loin de la loi de 1905 ! 
 
Il est franchement grand temps de se bouger les fesses !!! Ce pays pue de plus en plus fort. 
 

 

vendredi 28 novembre 2025

Non à l'entrisme des députés d'extrême-droite dans nos universités ! #islamophobie

 Quand la réalité ne leur plait pas, ils tentent de la transformer pour qu'elle corresponde à leur storytelling raciste. Démonstration : 

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 "Tout est parti d’un article de Valeurs actuelles. Publié le 17 octobre dernier, le papier intitulé «Université Sorbonne Paris Nord : communautarisme et prières dans les couloirs» fait état de ce que des journalistes de l’hebdomadaire ont vu en s’introduisant à l’intérieur du campus de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) de l’université : «des cohortes d’étudiantes voilées», «des prières quotidiennes dans les couloirs», et un «communautarisme» de plus en plus présent." (source)

 Ils ont dû être franchement déçus de constater que leurs fantasmes racistes n'existent que dans leur imaginaire délirant ! 

Pourtant,  nul n'est sensé ignorer la loi, et encore moins des députés. Les règlements des universités, par delà leur statut de franchise largement sabordé depuis Sarkozy (que les forces de l'ordre violent allègrement), ne permettent pas en effet d'entrer et encore moins de filmer dans les enceintes universitaires sans autorisation. Aussi, j'espère vraiment que des sanctions seront prises pour leur rappeler le cadre de référence qui leur manque si visiblement. Le plus savoureux, c'est que l'un d'entre eux, le plus à droite sur la photo, était interviewé hier par Complément d'enquête. Je me demande d'ailleurs encore pourquoi ils lui ont ainsi déroulé le tapis rouge. Espéraient-ils, ces dupes, qu'il allait acquiescer au bien-fondé de ce qui était dénoncé dans le documentaire consacré à Cnews, que j'ai évoqué hier ? Ces gens sont indécrottables, figés dans un sensationnalisme islamophobe permanent. Il n'y a rien à en attendre, si ce n'est le pire qui, à force de faire irruption chaque jour sur notre écran à des heures de grande écoute, finira bien par advenir... Il est même déjà là, dans un monde où le soi-disant "wokisme" est un pire danger que cette irruption de fascistes dans nos vies. 

Je suis déjà en posture de résistance, prêt à mordre.  

jeudi 5 juin 2025

Laura Miller, une honte bien républicaine #xenophobie #Islamophobie

 Dans la foulée du fameux rapport sur le soi-disant entrisme des Frères Musulmans qui n'existe pas mais dont les médias ont fait leurs choux gras et pour lequel Macron a cru bon de réunir un conseil de défense qui a fait plus de fumée que le feu qu'il a prétendu éteindre, une certaine Laure Miller, précisément de son propre sale parti de plus en plus confusionniste,  s'est crue autoriser à publier une tribune dans... La Croix, comme par hasard : 

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 En observant sur les réseaux sociaux l'émotion que ce texte a soulevé, je me suis néanmoins gardé de tout à priori, tant cela semblait énorme, et j'ai tenu à dépasser le seuil du titre pour aller voir plus avant ce dont il s'agissait, on ne sait jamais. Il convient en effet de se montrer prudent en cette époque troublée où l'émotion est davantage reine que la réflexion et l'investigation plus poussée, armé de mon esprit critique. Forgeons nous donc une opinion éclairée sur le sujet dont il s'agit. 

Madame Miller a dans le viseur, en fait, une certaine manière de transmettre des langues étrangères. Il s'agit du dispositif dit EILE, pour Enseignements Internationaux de Langue Etrangère.

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 Selon elle (je n'ai pas vérifié), l'enseignement de l'arabe dans le cadre de ces EILE est majoritaire à 80 %. Nous y voilà. On ne cible pas ici l'anglais ou le japonais. L'arabe, voilà l'ennemi. 

Si l'on s'écarte un peu de cette problématique sclérosée à ce seul dispositif, d'autant plus qu'il ne concerne que les seuls volontaires,  et que l'on pose plus largement le débat de l'enseignement des langues, il y a de quoi en écrire comme en penser des tartines... 

En France, les langues les plus enseignées sont, par ordre décroissant, l’anglais, l’espagnol,  les langues les plus hégémoniques à près de 80 % pour l'anglais,  après lesquelles viennent en moindre importance l’allemand, l’italien, le chinois et le japonais. 

 Pourtant,  par ordre d'importance, les langues les plus pratiquées en France en dehors du français, selon l'INED, sont l'arabe dialectal (3 ou 4 millions de locuteurs), les créoles et le berbère (près de deux millions), l'alsacien (548 000), l'occitan (526 000), le breton (304 000), les langues d'oïl (204 000) ... (source)

Il y a donc un certain paradoxe à observer que les langues les plus enseignées ne sont pas les plus parlées dans notre pays, et que l'arabe en est considérablement absent. Et cela m'insupporte. je ne peux m'empêcher d'y voir une forme de racisme et de xénophobie. 

 Pour ma part, soucieux de pouvoir dialoguer dans les quartiers dans lesquels je vis avec qui bon me semble, j'ai voulu me familiariser plus avant avec cet arabe le plus souvent dialectal qui se parle ici et là, et me suis donc renseigné sur les endroits où l'on pouvait l'apprendre.   J'habitais alors en Meurthe et Moselle, à Toul, et la seule possibilité offerte aux toulois d'apprendre l'arabe était... dans une mosquée. Et figurez vous que moi, oui, moi, athée résolu, je me suis contraint à assister à des cours d'arabe entre deux prêches de l'imam local. Inutile de vous dire que je n'y suis pas resté longtemps, tant cela me pesait, malgré ma grande ouverture d'esprit. Pourtant, quelques années plus tard, je n'ai pas du tout répugné à me rendre dans une autre mosquée du même département dans lequel je ne suis plus, à Tomblaine, dans le cadre d'une journée portes ouvertes, et nous avons tous deux, avec ma compagne, été fort bien accueillis. J'ai même eu la surprise d'y rencontrer une ancienne connaissance professionnelle en tenue traditionnelle, ce que j'ai trouvé plutôt amusant. Mais tout de même, il convient de ne pas tout mélanger. Et je me suis donc demandé pourquoi il était donc si difficile dans ce pays - et cela m'exaspère -  d'apprendre en toute sérénité une langue parlée par  4 millions de français. Vous avez déjà vu, vous, des cours du soir d'arabe, dans votre localité ? Moi pas. Pas plus ici qu'ailleurs. Et donc, quelle autre explication peut-on apporter à cette insupportable absence (on me prive arbitrairement d'une possibilité de dialogue avec une partie significative et importante de notre monde terrestre) si ce n'est le racisme, la xénophobie, la haine des maghrébins, le tout sur fond d'inconscient collectif et de haine mémorielle liée à la guerre d'Algérie, pour seul exemple qui relève d'un réel tabou à briser ? 

Et force m'est de constater que dans les propos de cette Laura Miller dont j'ai lu attentivement la prose ampoulée et bien peu ragoutante pour le gauchiste libertaire que je suis, je  retrouve cette répulsion qui se camoufle sous les oripeaux de la République en employant des arguments qui plus est nationalistes (« Une nation est une âme, un principe spirituel » forgé par une histoire partagée".... belle connerie que voilà) et patriotiques qui me désolent à plus d'un titre. Sa tribune ne saurait résister bien longtemps à une analyse rationnelle du véritable problème qu'est le prosélytisme religieux, et de ses potentielles ramifications éventuellement terroristes, qui je le répète, persiste et signe, n'ont pas été relevées par le rapport pré-cité (qui se conclut par « Aucun document récent ne démontre la volonté [...] d'établir un État islamique en France ou d'y faire appliquer la charia »). 

La tribune de cette soi-disant républicaine mais qui n'est qu'une vulgaire républicaniste à la sauce trumpiste se situe donc à mon sens dans ce répugnant racisme d'atmosphère dans lequel nous devons tenter de surnager à présent, à notre plus grand regret. Cela ne va vraiment pas dans le bon sens. Suivez mon regard... 

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mercredi 21 mai 2025

le racisme d'Etat existe, je l'ai rencontré #islamophobie

 Nous y sommes. En plein de dedans. Les pieds et la tête dans la merde. Nous avions pourtant alerté, et prêché dans le désert. Et beaucoup nous ont pris pour des fous, à crier au fascisme qui vient. Nul besoin d'attendre je ne sais quelle course présidentielle qui consacrerait un ou une présidente estampillée "extrême-droite". Il est là. Il porte des noms, et des visages. Notamment celui de Retailleau, après Darmanin et d'autres. Dernier événement en date, ils viennent de se servir d'un rapport dont la conclusion est : 

"aucun document récent ne démontre la volonté d'établir un Etat islamique en France ou d'y faire appliquer la charia". 

Pourtant, comme la conclusion ne leur convient pas, ils ont décidé d'organiser un conseil de défense en criant au péril islamique, même s'il est donc démontré qu'il n'existe pas. Le Président de la ripoublique demande même à ce que des mesures sévères lui soient proposées.

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On ne cesse de crier "au voile !" et à l'intervention des Frères musulmans jusqu'à l'absurde. Le petit poulain éjecté dans les coulisses réclame à corps et à cris une loi "séparatisme". Cela ne vous rappelle rien ? 

Pourtant, ce ne sont pas les musulmans qui défraient la chronique, actuellement. Le véritable danger nous apparait pragmatiquement ailleurs, mais on ne veut pas y regarder. Le premier ministre se bouche publiquement les yeux et les oreilles.  Des scandales décrivant des faits de maltraitance avérée envers des enfants dans des écoles confessionnelles catholiques ne cessent d'émailler notre actualité. Mais des membres de ce gouvernement totalement acquis à la cause identitaire catho-réac vont jusqu'à caviarder des rapports dont les conclusions ne leur conviennent pas, une fois de plus, car elles déservent LEUR camp. Une fois de trop ? 

Quand verra-t-on un conseil de défense se pencher sur le séparatisme catho-réactionnaire et l'intervention relevant d'une volonté de déstabilisation politique des grands argentiers que sont Bolloré et Stérin ? 

Jamais. Pourquoi ? L'un des séparatismes invoqués dérange plus que l'autre, quelles qu'en soient les exactions, les turpitudes, les vilenies, les violences, la maltraitance, pourtant de notoriété publique. Saurez-vous devinez lequel ? 

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Tout est prêt pour l'avènement d'un gouvernement autoritaire. Il ne manque plus qu'une chasse aux sorcières du style Mac Carthysme (1) et on y est. 

(1) ah non, même pas... On me dit dans l'oreillette qu'on s'est assis sur un vote populaire aux législatives qui consacrait la victoire du NFP, et que les derniers "gauchistes" encore présents dans les médias sont peu à peu évincés par une patronne zélée, comme à France Inter, pour seul exemple.


Post-scriptum : je découvre dans cet Article du Monde que même les "spécialistes" à l'origine du rapport qui alimente actuellement la polémique ont dénoncé son instrumentalisation politique. Ah bon ? naaannnn ;)



jeudi 1 mai 2025

"Bruno Retailleau, allez vous-en !" #islamophobie

 Je poursuis mon petit travail quotidien de dénonciation du climat islamophobe de ce pays, une description précise et contextualisée de ce mal qui ronge notre pays, comme une atmosphère des années 30... Après l'assassinat d'Aboubakar Cissé dans la mosquée de la Grand Combe, dans le Gard, l'obstination idéologique raciste de ce gouvernement à faire fermer le groupe scolaire Averroès en dépit d'une décision judiciaire, et le refus du RN d'observer une minute de silence à l'Assemblée Nationale en hommage à Aboubakar Cissé, le sujet du jour : 

voilà enfin quelqu'un qui a le courage politique de dire les mots qu'il faut pour qualifier le comportement comme les propos immondes et pour certains illicites du ministre de l'intérieur pour ce qu'ils sont : une trahison de l'esprit démocratique, et un facteur constant de division. 

 Et comme par hasard, il fallait que ce soit une femme qui ait ce courage là, rarement vu jusqu'à présent sur le sujet. Merci Madame Sabrina SEBAIHI. Il fallait que ce soit dit, par delà nos appartenances politiques :



mardi 29 avril 2025

#islamophobie : Aboubakar Cissé méprisé par le RN

 Troisième volet de ce triptyque représentant le paysage de la société française actuelle, sous l'angle de son islamophobie manifeste, nous passons à présent du côté de l'Assemblée Nationale, hier après-midi. Le groupe du NFP avait demandé une minute de silence en l'hommage d' Aboubakar Cissé, sauvagement assassiné dans une mosquée du Gard à la Grand Combe, un acte horrible à caractère  islamophobe évoqué ici

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 Dans un premier temps, la Présidente de l'Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet, avait refusé cette demande, soulevant un fallacieux article réglementaire. Mais la réalité est que le RN (dont on sait la complicité que la "présidente" aux parti-pris bien connus a installée tranquillement avec Sébastien Chenu)  s'était opposé à cet hommage. On ne comprend que trop bien pourquoi. Chez ces gens là, les vies n'ont pas la même valeur. Mais devant la colère de certains "socialistes", à gauche, elle s'était ravisée et la minute de silence a tout de même été observée... 

Sauf par qui, devinez ? Le RN, qui s'est courageusement maintenu à l'extérieur de l'hémicycle pendant cette minute de silence. Une attitude indigne, dégueulasse, monstrueuse. Leur silence, tous comme leurs mots, et leurs actes, et leur racisme légendaire, tue. Avec la complicité manifeste du macronisme, cette compromission permanente.

L'obstination islamophobe de ce gouvernement se confirme : #Averroès versus #Betharam et #Stanislas

 

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Dans le prolongement de mon dernier billet sur l'événement ignoble intervenu à l'intérieur de la mosquée de la Grand Combe, on ne peut que s'interroger sur les étranges priorités de ce gouvernement, qui relèvent à mon sens de biais discriminatoires évidents. 

Déjà, de nombreux observateurs avaient remarqué le peu d'empressement, et pour cause, du ministre de l'Intérieur à condamner cet acte islamophobe comme il se doit, et à venir sur place, comme le veut la coutume. 

Mais voilà qu'un autre sujet vient éclairer l'islamophobie manifeste de ce gouvernement. Alors que le tribunal administratif de Lille avait annulé la décision du préfet du Nord de résilier le contrat d'association du Lycée Musulman Averroès, le gouvernement s'entête dans sa décision de maintenir à tout prix et quel qu'en soit le coût, la fermeture pourtant à présent illégale de cet établissement.

 En effet,  le Tribunal administratif avait ordonné la réouverture de ce lycée musulman en date du 23 Avril 2025, cassant ainsi une décision unilatérale du préfet du Nord du 7 décembre 2023. Ce qui est intéressant, c'est de connaitre le motif pour lequel ledit tribunal administratif a ordonné le rétablissement du contrat d'association de cet établissement :  dans son jugement, il précise "que la condition tenant à l'existence de manquements graves au droit n'était pas remplie" et "que la procédure suivie était entachée d'irrégularités". Et pan, un coup dans les dents d'un précédent gouvernement, avec encore et toujours Darmanin à la manœuvre... je dis ça, je dis tout du biais discriminatoire dont il s'agit, vu l'extrême-droitisation de ce ministre là, qui n'a rien à envier à Retailleau. Les mêmes. 

Mais voilà que l'affaire ne s'arrête pas là. Au lieu de se plier à la décision judiciaire, le gouvernement en effet fait montre d'une obstination coupable :

La ministre de l'Education, Elisabeth Borne, a annoncé, mardi 28 avril sur TF1, qu'elle avait "décidé de faire appel" de la décision du tribunal administratif de Lille dans l'affaire du lycée musulman Averroès. (source)

Voilà un acharnement qui tranche singulièrement avec le peu d'empressement de ce même gouvernement à appliquer la même sévérité, la même intransigeance, avec la ribambelle d'établissements privés sous contrat du côté catholique dans lesquels les affaires de violences et les mauvais traitements s'accumulent, Betharam en tête, scandale parmi les scandales. 

Car Médiapart révèle précisément aujourd'hui je cite " que  les conclusions du rapport d’inspection sur le lycée catholique Stanislas ont été falsifiées pour protéger l’établissement et dissimuler son climat homophobe, raciste et sexiste. ". (source).. (sur Stanislas, lire...).

Le deux poids, deux mesures, ça suffit comme ça. Yen a marre. L’injustice est trop criante. 

Et pourtant, je suis athée. Mais quand même, faut pas pousser. Le racisme de ce gouvernement comme sa volonté de préserver les établissements et les personnalités catholiques en dépit de leurs agissements inadmissibles et délictueux est manifeste.  Il faut que ça cesse. ça devient trop gros. Et je ne serai ni le premier ni le dernier à pointer d'un doigt accusateur la fascisation non pas de notre société, mais de nos soi-disant "élites" dominantes. ça va trop loin.


 


dimanche 27 avril 2025

L'islamophobie, comme l'antisémitisme, tue. La preuve par la #Grand-Combe

 Un homme est mort. Assassiné dans une mosquée. On l'a massacré de coups de couteau en raison de sa religion. Ce n'est pas moi mais l'auteur de ce fait ignoble, qui a eu la cruauté et l’indécence de filmer son crime odieux, qui le dit, dans sa vidéo si odieuse, qui me fait horreur :

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 Pourtant, des ministres de ce gouvernement, le même qui a tant jeté de l'huile sur le feu dont il s'agit,  se targuent de jouer sur les mots, et de faire de la philosophie de comptoir, quand l'émotion, l'indignation et la condamnation sans réserve sont plutôt de mise :


 

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Ces deux là sont indignes. Je n'aurai jamais de mots assez durs pour ces gens là.  Leur hypocrisie monstrueuse cache bien mal le fait qu'ils soient à l'origine du problème. On connait bien ici leur compromission avec l'ennemi, et leur racisme chevillé au corps, l'un comme l'autre.

Certains sont plus clairs et fermes dans leurs convictions. Il faut appeler un chat et la haine d'une religion et de ses croyants, ce qu'elle est. Que cela déplaise au "ministre de l'Intérieur" ou non. 

Un rassemblement à Paris et une marche blanche sur place ont eu lieu. Sincères condoléances.

 Nous n'oublions pas quant à nous qui a allumé l'incendie. 

Post-scriptum : après publication de ce billet, j'apprends grâce à Menalahy sur BlueSky que le suspect de ce meurtre, un homme de 21 ans,  "s'est constitué prisonnier dimanche soir dans un commissariat de Pistoia en Toscane" (Italie) (source).

vendredi 28 mars 2025

Après Le Juif... "Le Musulman, voilà l'ennemi ! " (sur la déclaration de guerre des républicanistes aux musulmans de France) #islamophobie

 

source : site des "Nations Unies" 

Certains en ergotant sur des pointes d'aiguilles récusent le terme d'islamophobie, sous le prétexte fallacieux et particulièrement hypocrite à mon sens du droit de critique des religions. Certes. Il est légitime, concevable et j'en partage la nécessité impérieuse, puisque je suis athée, et que pour moi l'appartenance à une religion n'est pas vraiment un signe d'intelligence. Je ne suis plus un enfant, et je crois pas aux légendes. Mais l'argument du droit à la critique, franchement, voilà qui s'appelle se cacher derrière son petit doigt. Car si tel était vraiment le cas,  je ne m'en priverais pas et les renverrais toutes dos à dos, chacune selon ses mérites et surtout ses abominables oppressions diverses et variées qui se sont toutes illustrées dans l’histoire de manière spécifique. Mais force m'est de constater qu'il y a un sacré grand écart, en matière de liberté de critique, de même qu'en liberté d'action, entre les juifs, les catholiques et les musulmans. Et l'égalité théoriquement consubstantielle des principes républicains que ces gens là, les républicanistes, convoquent pourtant à tour de bras, est loin d'être garantie selon qu'on porte une kippa, une croix ou un voile... (Et je ne parle même pas d'un keffieh.)

Ce à quoi je veux en venir ? A ce grand festival de la haine de nos concitoyens sobrement intitulé « Pour la République… La France contre l’islamisme ! ». De l'aveu de beaucoup, et selon plusieurs médias, il a constitué le point d'orgue d'un grand moment de haine raciste indiscutable, qui m'est insupportable. Comment un tel rassemblement de haineux qui ne supportent viscéralement pas l'ombre d'un voile, d'une barbe ou d'une djellaba peut il sérieusement avoir lieu sans qu'il ne soit récusé par tout un pays ? Autrefois, un tel événement organisé par l'extrême droite aurait suscité d'intenses protestations, visibles et mesurables. Aujourd'hui, ce genre de discours se propage sur tout le spectre politique en dépassant largement la seule extrême-droite, sans que cela n'émeuve personne, ou plus grand monde, hormis quelques gauchistes relégués au ban de la société alors qu'ils ne font que défendre des valeurs humanistes fondamentales. J'ai bien une hypothèse personnelle (déjà développée ici)  pour expliquer cette haine qui semble si largement partagée aujourd'hui : tout simplement parce que certains n'ont pas dépassé, et transfiguré l'impact des attentats terroristes islamistes radicaux, et qu'ils entraînent leurs suivistes dans une nouvelle croisade aveugle  et obsessionnelle dont ce pays pourrait bien se passer. N'a-t-il pas connu les ravages des guerres de religions, qui ont laissé des traces bien visibles dans notre histoire française ?  Et je ne trouve pas très sain de faire la guerre aux voiles, comme par exemple dans le sport (alors que les sportifs eux-mêmes ne sont pas d'accord sur le sujet,  et en arrivent à se foutre sur la gueule entre eux) sous prétextes de massacres (Bataclan, Stade de France, etc). Car cela revient indubitablement à voir un terroriste derrière chaque musulman. Je n'aimerais pas l'être en ce moment. Quel poids fort pesant,  quelles turpitudes de toutes sortes (et jusqu'aux fausses pénuries d’œufs !!!) on me ferait porter ! Aujourd'hui, on parle ouvertement et sans aucune  honte, dans tant et trop de médias phagocytés par Bolloré,  des musulmans comme de l'ennemi intérieur qu'était le juif dans les années 1930... En fait-on tout autant pour les autres militants religieux radicaux ? Civitas, pour seul exemple, a-t-il été tout autant brocardé et pourchassé ? Les prières de rue, quand elles sont catholiques, sont-ils autant bannies de la voie publique ? Les élus de premier plan s'abstiennent-ils de porter des signes ostensibles de leur appartenance religieuse ? A toutes ces questions, la réponse est non, ce qui marque factuellement le deux poids deux mesures de la manière dont sont traitées les religions en France. Et je m’étonne que cette haine des musulmans puisse ainsi constituer une vitrine tout ce qu'il y a de plus officiel puisque le ministre de l'Intérieur français en a été l'un des chauffeurs de salle. On connait son positionnement extrêmement droitier et ses déclarations provocatrices ouvertement racistes, dont on s'étonne qu'elles puissent exister sans la moindre sanction d'aucune sorte. Cela fait dire à beaucoup  (et comme je les comprends et partage leur avis ) que l'extrême droite est DÉJÀ arrivée au pouvoir et qu'il n'y a pas besoin d'attendre 2027 pour cela... Si Marine Le Pen n'est pas déclarée inéligible, ce dont je me féliciterais haut et fort bruyamment... si tel était également le cas de son clone. 

 Aussi, connaissant Retailleau, comme je connais également Valls, je n'ai pas été très étonné de la tournure de cet événement si peu ragoutant :

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Les déclarations bien dégueulasses n'ont cessé de s'y succéder : 

« Ce soir est un soir d’espoir qui ne retombera pas », veut-il croire, proposant d’en faire « le serment du Dôme : ne jamais rien céder face à l’islamisme parce que la charia a trop souvent prospéré dans l’omerta » 
 
  « Une autre forme de djihadisme, c’est l’entrisme : un islamisme à bas bruit, rampant... »
 
 Et cet islamisme a pour lui un visage : celui de la femme voilée, figure qui sera, avec les Insoumis, l’autre cible principale de cette soirée d’un racisme parfaitement décomplexé. « Le voile est un vrai marqueur de la soumission » (Retailleau)
« La France est fragile... Elle risque de basculer via l’islam dans une sorte de théocratie », prédit-elle, avant de lancer : « La lutte contre l’islamisme, c’est un combat à la vie à la mort, c’est nous ou eux. » (Noëlle Lenoir, ancienne ministre de Jacques Chirac)
Il manquait quelque chose [aux Palestiniens] pour être à égalité avec les Juifs, il leur manquait un génocide. (Éric Danon, ex-ambassadeur de France en Israël)
 
Et bien si, Florence :  tu es raciste et islamophobe. Soigne ta haine, ça urge. 
 
Et pour ma part, j'ai décidé de prendre le maquis, face à des gens comme toi, un peu trop bruyants à mon goût en ce moment... 
 
 J'avoue leur préférer largement un Nicolas Hénin,  qui lui sait et pour cause de quoi il parle... et ne se laisse pas dicter sa conduite et son idéologie par les stigmates d'un choc post-traumatique. Je dis ça, je dis tout.
 
 

vendredi 21 mars 2025

#islamophobie : Devecchio se ridiculise

 

 

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 C'est dans l'air du temps.  Ce relais bien connu de la fachosphère a visiblement choisi la facilité pour décrédibiliser à  bien peu de frais son adversaire politique. Un vieux dicton nous  dit ceci : "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage". On pourrait facilement le transformer aujourd'hui vu l'ambiance délétère en "qui veut faire taire son contradicteur l'accuse d'islamo quelque chose. Les internautes ne s'y sont pas trompés, qui ont préféré le tourner en ridicule plutôt que, comme moi, choisir de prendre au sérieux ce guignol :  

 

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L'un d'entre eux a même proposé de mettre le nom du dernier aliment qu'ils ont mangé après le terme islam, et l'on a eu droit à une séquence allant de l'islamo-bretzelisme à l'islamo-crevettisme. 

 

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Vous trouver ça drôle ? Moi, cela ne m'a pas fait rire du tout. J'en ai marre. Marre qu'on stigmatise à ce point nos amis musulmans, et qu'on ramène tout et n'importe quoi à leur religion. Dans ce pays, dès qu'il y a un problème, qu'on manque d’œufs ou d'huile, c'est la faute aux musulmans. Avouez que cela relève d'une imbécillité rare. On peut bien se moquer des américains et des dernières lubies de Trump, on n'a pas mieux ici. Et ça pue très très fort. 

Mais qu'est-ce qui justifie la volonté de cet Alex là (qui se distingue décidément par son adhésion aveugle aux concepts pourris) de salir si grossièrement de Villepin ? On a déjà une petite explication par ici, dans la suite de son papier gras : 

"Il fait la couverture de MarianneEdwy Plenel l’interroge de manière complaisante dans Mediapart. Les journalistes de «Quotidien» se pâment devant lui. Les étudiants de la Sorbonne l’acclament. « Une voix trop rare et courageuse », s’enthousiasme Aymeric Caron. Lors de la dernière Fête de L’Humanité, il a même volé la vedette à Jean-Luc Mélenchon. "

Nous y voilà. Le Monsieur plait à gauche, il n'en fallait pas davantage. Il faut dire que de Villepin a su conserver une posture qui, bien qu'à droite, ne s'est pas fourvoyée dans la complaisance avec l'extrême-droite raciste, islamophobe et xénophobe, contrairement à notre ligne de mire du jour. Le niveau est quelque peu plus élevé que l'eau du caniveau dans lequel l'obligé du marchand de canons barbote. Et dans un réflexe pavlovien d'anti-gauchisme primaire dont Devecchio a le secret, nous voilà plongé manu militari dans l'horreur de la complicité avec le terrorisme qui jette des avions sur les twin towers et massacre des innocents dans une salle de spectacle parisienne un vendredi 13.

Je ne voyais pas le journalisme comme cela, moi qui reste encore très attaché, en dépit du trumpisme ambiant, à sa mission, selon une règle déontologique minimale qui devrait être " de chercher la vérité et de la dire". 

Force m'est de constater que ce n'est pas vraiment ce que fait ce monsieur. Sans M majuscule, car chez moi, ça se mérite. Mais j'ai déjà consacré bien trop de temps à quelqu'un qui n'en vaut guère la peine. Sujet suivant.

mardi 18 mars 2025

ATTENTION : ici, on marche sur des œufs ! #islamophobie #BFMTV

 "Qui, du musulman ou de la poule, a fait l’œuf ? Je demande, juste.  C'est pour un sondage... "

 C'est en somme, pour le tourner en dérision, le sujet du jour, à en croire BFMTV, dont on connait le sérieux en matière d'investigation journalistique. Lorsque j'ai vu passer et tourner en boucle cette "information" sur mon réseau social favori, Blue Sky, je n'en ai pas cru mes yeux. A moins que ce ne soit mon cerveau disruptif qui soit en train de me jouer des tours, qui sait ? 

Certes, l'Huma en parle, mais moi, cela ne me suffit pas. D'un naturel méfiant vis à vis de ce genre de conneries (désolé, il n'y a pas d'autres mots), je suis allé vérifier sur pièce, pour en avoir le cœur net :

 

source : podcast du News box de BFMTV du 15.03.2025

Et en effet, il y a bien eu un "journaliste" (je souris, jaune. Depuis Morandini l'expression est fort galvaudée) qui a cru bon, à un moment donné, de poser une question essentielle pour la compréhension de ce phénomène, directement importé de la production d'imbéciles absolus de la planète, j'ai nommé :  les USA.

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 ( Tant qu'à faire pareil, un conseil : on n'est pas du tout obligés de s'aligner sur le pire. Mais là, c'est malheureusement clairement le cas. On m'avait bien dit que BFMTV tente de rattraper son retard sur l'audience de CNews, mais à ce point là, c'en devient plus que grotesque, et très lourd. Bolloré aurait racheté tous les médias de fRance (de plus en plus rance, je vous le confirme) que ce ne serait pas pire, le PAF, aujourd'hui. Je dis ça, je dis tout de notre état de déshérence... ). 

Bref. Revenons à nos moutons œufs. La séquence commence pourtant par un contexte plutôt correct, où ledit "journaliste"  - qui s'appelle François Gapihan pour ne pas le citer, qui a pourtant fait le CUEJ de Strasbourg comme la suite de l'histoire ne le démontre pas - s'interroge sur l'origine d'une "pénurie" d’œufs qui n'existe pas. Il s'agit en effet d'une rupture occasionnelle d'approvisionnement due à plusieurs phénomènes conjugués  : changement des habitudes de consommation, grippe aviaire, restructuration de la filière de production...

Mais une question (très orientée) nous est assénée soudain sans qu'on s'y attende. Je soupçonne qu'elle ait été préparée intentionnellement par ledit "journaliste" qui avait sa petite idée derrière la tête puisqu'il a planté le décor en nous donnant des indices dès le début de cette séquence. Tout d'abord, il parle de "pénurie" en précisant d'un air cynique et plein de sous-entendu : "même si certains n'aiment pas qu'on utilise ce terme". Puis il parle de fête. (On avance). Et de fête à Ramadan, il n'y a qu'un pas n'est-ce pas que François Gapihan franchit allégrement, et au grand galop qui plus est. Il utilise alors la brave   Maria Da Silva, commerçante à Drancy et vice-présidente de la fédération des marchés de France, pour nous confirmer en direct que Oui, c'est bien la faute aux musulmans. Il se trouve que c'est bien connu, ils cuisinent beaucoup plus que les autres en ce moment,  et surtout des gâteaux bourrés d’œufs ("ces salauds d'envahisseurs qui viennent nous piquer nos œufs bien français ! Cocorico !") , même si la réalité la contredit, puisqu'en matière de pâtisseries orientales, il n'y a guère d’œufs, malheureusement. c'est ballot pour leur démonstration, à CES GROS RACISTES DE MERDE ! 

Car oui, il n'y a pas d'autres mots. Et je m'interroge encore sur la raison qui a pu pousser François Gapihan à choisir cet angle de vue... ou plutôt de bévue. Agissait-il en service commandé ? On ne le saura pas. Mais tout ce que j'ai à dire et à écrire pour terminer ce billet dont on aurait pu et du se passer, c'est que ça devient tellement pénible que tout et n’importe quel sujet revienne systématiquement sur les musulmans dans ce pays, que j'en arrive à comprendre (un peu, et comme je les admire) celles et ceux qui en ce moment,  sur les réseaux (a)sociaux,  préfèrent tourner ça en dérision... Mais moi, je n'arrive pas à en rire. L'atmosphère de ce pays est vraiment irrespirable. 

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Surtout que cette polémique raciste n'est pas la première de BFMTV démentie par les faits... (merci Solunik sur Bsky) : 


Le délit est donc caractérisé :  @BFMTV, chaîne de (dés)information raciste en continu. 

Je note. Archivé.


mardi 4 mars 2025

Réponse @PierreFrance (où l'incarnation médiatique de l'impact désastreux du Trumpisme importé en France)

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Je le maintiens, persiste et signe :  le simple fait d'utiliser et de prendre au sérieux le terme de woke ou de wokisme disqualifie automatiquement celui ou celle qui l'emploie. 

Cela situe en outre assez précisément son interlocuteur sur une échelle politique qui va de l'extrême droite à l'extrême gauche. (Non, cette vision n'est pas désuète). Inutile de vous dire que le curseur ne marque pas résolument la gauche pour de vrai (c'est à dire pas celle de Valls et consorts, dont on voit bien aujourd'hui à quel point elle est soluble dans le macronisme, donc plutôt poreuse envers l'extrême-droite).

Un journaliste qui se veut malin et prétend prendre de la hauteur dans le débat politique a cru bon de chevaucher Rossinante avec sa lance démesurée afin de pourfendre "le mouvement woke". (On ne rit pas).  Il se trouve qu'il revendique son appartenance professionnelle à Rue 89 Strasbourg. Un élément de surprise de plus face à la teneur du discours, que l'on verra ci-après. Car le quidam n'est qui plus est pas  n'importe quel journaliste Lambda de Rue89 : 

 

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Depuis certains épisodes passés de mon ancienne vie antifasciste, je tenais pourtant ce titre en haute estime.  Un titre de presse qui a pour ennemi Bolloré ne peut pas être vraiment mauvais, n'est-ce pas ? ;) Je me souviens notamment de certains papiers qui ont forcé mon respect. Mais visiblement, si j'en juge par le quidam qui nous prend de si haut à présent, Rue89 Strasbourg,  ce n'est plus ce que c'était... 

Le Monsieur nous assène en effet ceci : 

Et il aggrave son cas en poursuivant par cela : 

source (Blue Skye)


Tentons une analyse et un développement, dont notre éthique nous oblige à préciser qu'ils seront forcément limités au format d'un billet de blog, c'est à dire court et lisible, si possible. Mais cela sera certainement plus concluant que celui d'un site de micro-blogging limité à 300 caractères, ce qui vous l'avouerez est particulièrement frustrant et ne permet guère l'argumentation et les précisions, notamment sur l'idéologie qui nous anime, tout comme notre protagoniste. 

La mienne est claire, et transparait derrière les deux blogs que j'ai animés dans ma vie, en plus de mes combats personnels que mon entourage personnel connait bien. Celle de notre protagoniste reste à préciser. Mais nous avons déjà des indices. Permettez que je vous mette sur la voie... 

Tout d'abord, ledit "journaliste" pose comme vérité irréfutable que "le mouvement woke est un cancer qui nous vient de la gauche". Un troll d'extrême-droite n'aurait pas dit mieux, ou plutôt pire, très franchement. Je rappelle que le pseudo concept "woke" provient en effet de l'extrême-droite, via le mouvement alt-right (américain, pro-Trump), et qu'il sert uniquement à disqualifier leurs ennemis politiques. Le reprendre à son compte est donc d'une monumentale connerie si l'on prétend se situer dans un courant progressiste. Mais je ne connais pas ce Monsieur, cela reste donc à démontrer... 

 Ensuite, ce terme recouvre des pensées tellement disparates sans lien flagrant entre elles qu'il se comporte comme une sorte de blob sans consistance, sans structure, et sans contours définis, qui absorbe peu à peu tous les matériaux qu'il peut "digérer",  ce qui me permet de le qualifier assez  invariablement,  sans trop de risque d'être contredit (sur un registre rationnel et scientifique, j'entends),  de  pseudo-concept flou. Je défie quiconque de m'en donner une définition qui tienne la route, sauf à amalgamer des familles de militants et des combats qui face à une même guerre idéologique peuvent en effet dans les manifestations s'agglutiner par opportunité et parce que l'union fait la force face à un adversaire puissant. Mais lequel ? C'est plutôt, là, cette question qui est intéressante.

Mais visiblement, notre interlocuteur ne se la pose pas, puisque son ennemi personnel est nommément désigné. Il se trouve que je suis plutôt fier de représenter cet ennemi là. je me bats contre les discriminations, qu'elles se nomment racisme, islamophobie, sexisme, homo ou transphobie, haine et mépris des personnes qui subissent l'obésité ou tout porteur/se de handicap (handiphobie). Je suis donc la cible toute désignée de ce Monsieur. Pourtant, je maintiens que le wokisme n'existe pas puisque c'est une somme de tout ce que les réactionnaires détestent, c'est à dire une pensée progressiste, humaniste,  constituée de multiples luttes, et non une réalité intellectuelle tangible, mesurable et palpable, comme peut l'être, en termes de concept, un vrai, le marxisme par exemple. D'ailleurs, je suis frappé de constater empiriquement à quel point ce prétendu wokisme qu'il ne s'agirait pas de nier selon notre interlocuteur va de pair avec le complotisme. Les acteurs sont les mêmes. Ils sont du genre à relier des points entre eux de manière totalement arbitraire ou imaginaire (1) afin de légitimer leur discours, éminemment réactionnaire. Devrais-je après tout me percevoir comme un dangereux ennemi de l'humanité parce que précisément je défends une certaine conception humaniste, anti-raciste, et luttant contre les haters de tous poils qui obstruent nos réseaux (a)sociaux ? C'est absurde. La lutte intersectionnelle a ses raisons que l'imbécile ne connait pas.

La deuxième publication de Monsieur France nous impose donc -  sur un ton professoral du type qui ne maîtrise pourtant pas son sujet et n'a fait que reprendre une définition de dictionnaire - que "L'idéologie woke est issu (2) de la théorie critique de la race". C'est faux. Comme je l'écrivais dans mon précédent billet sur le même sujet, c'est une agrégation de luttes contre les discriminations, dont l'anti-racisme n'est qu'un ingrédient, certes important, mais pas exclusif. Un autre, non moins important, est constitué par les luttes féministes, et encore un autre par celui qui devrait représenter leur convergence : les luttes intersectionnelles. Mais arrêtons nous sur ce premier matériau quand même, l'anti-racisme, pour nous mettre au niveau de notre interlocuteur...

Tous les antiracistes savent fort bien que ce que l'on nomme racisme systémique est à considérer d'un point de vue assez Bourdieusien, en se posant une simple question : qui domine ? Il ne m'est pas apparu qu'en France, comme aux Etats-Unis, ce soient les femmes noires handicapées ou homosexuelles qui aient prix le pouvoir, et les blancs catholiques valides qui soient en position d'exploitation et de domination.  Mais de cela, Monsieur n' a visiblement cure puisqu'il choisit de mépriser d'emblée une doctrine qu' il ne maitrise manifestement pas. Alors un premier conseil assez pragmatique, Monsieur le Directeur de publication : dans mon milieu, quand on ne sait pas de quoi on parle, chez moi, on ferme sa gueule, et on écoute, ou on se renseigne d'abord. Une manifestation de mon fascisme, sans doute, Monsieur France ? Je souris... Jaune. Car ce que vous écrivez et pensez, comme de nombreuses professions intellectuelles contaminées par l'esprit (ou la lettre ? ) du Printemps Républicain (3) fait beaucoup de mal à notre société qui n'avance visiblement pas vers le meilleur. J'aurais encore beaucoup de choses à dire et à écrire, mais comme j'en ai averti au commencement de ce texte beaucoup trop long, le format "billet de blog" m'oblige. J'arrête donc là, n'en pensant pas moins. 

Mais voir ce Monsieur pleurnicher et se poser en victime, alors qu'en réalité, c'est lui l'agresseur, comment dire... Non, rien, ça vaut mieux.

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(1) le fil d'Ariane qui leur fait donner du sens à tel ou tel événement  n'appartient qu'à eux,  assez exclusivement, et tous ceux qui les contredisent et leur font remarquer l'irrationalité de leurs discours n'ont - forcément ;) - pas la clé de LEUR sens de rotation des idées et des enchaînements d'explication)

(2) La faute d'accord avec le substantif "Idéologie" est d'origine, ce qui est accablant non par pour un illettré, pour quelqu'un.e qui serait en situation de FLE,  ou de quelqu’un qui subirait des troubles dys, mais pour un "Directeur de publication" comme il se pose dans sa bio, SI. J'ACCUSE ! ;). Bref. 

(3)  ... Du Printemps Républicain au sens strict de ses adhérents, mais  plus largement aussi des républicanistes qui sucent la roue de l'extrême droite, plus proches de la Fondapol que de Contretemps,  dans un sillage incessant de polémiques toxiques comme je l'ai déjà amplement démontré. Les mêmes qui sont partis en guerre contre Wikipédia.