mercredi 31 décembre 2025

A quoi ça sert, un blog perso ? #2026

 Comme il est de coutume dans les médias de proposer une rétrospective et un bilan de l'année écoulée, je suis allé voir dans les statistiques de mon blog ce que je pouvais en tirer. Cela donne ce genre de coups d'aiguille de sismographe suivants : 


 Pour un blogueur qui a eu l'habitude avec un précédent blog d'avoir une fréquentation autour des 200 à 300 000 visites par an, inutile de vous dire que le résultat est plutôt décevant. J'ai beau tenter de me rassurer sur le fait que ce blog ci est plus récent, et qu'autrefois il m'a fallu faire mes preuves avant d'atteindre de telles fréquentations, rien n'y fait. J'ai parfois des moments de découragement, et je me demande de temps à autre si cela vaut la peine de continuer ou pas. 

J'étais déjà habitué cependant au phénomène maintes fois constaté selon lequel lorsqu'on travaille d'arrache-pied sur un thème que l'on fouille et dont on nourrit un article de ses réflexions et de trouvailles, d'informations bien sourcées,  parfois pendant plusieurs jours,  cela ne provoquait que quelques dizaines de visites. Et lorsqu'on pondait à la va-vite un article totalement superficiel, il pouvait atteindre des sommets de fréquentation. ça, je connais. 

Mais ici, c'est le désert. Pas le moindre commentaire, très peu de réactions sur les réseaux sociaux si ce n'est quelques republications... Tout travail mérite un minimum de reconnaissance. Je n'écris pas que pour moi-même, bien que cet exercice me permet malgré tout de rester en veille informationnelle et de continuer à mieux maîtriser mon écriture. 

Mais. Au vu du bilan 2025, il n'y a pas grand point d'accroche pour nourrir ma motivation... 

Il n'y a qu'à regarder les scores des articles les plus récents... 


 Alors, en 2026, on arrête ou on continue ? Est-il encore utile aujourd'hui de nourrir un blog de réflexions personnelles sur des sujets d'actualité ?  

Je vous souhaite en tous cas un reveillon et une belle année 2026. 

mardi 30 décembre 2025

Découvrez le nouveau mot qui caractérise bien l'année 2025.

 On espère d'ailleurs que 2026 se conjuguera autrement, en fRance comme en Belgique. Suivez mon regard... 

Source

 


Mais qu'est-ce donc, me direz vous ? Bien que cet article renvoie à une interview d'Olivier Tesquet, coauteur du livre « Apocalypse Nerds », qui détaille comment le technofascisme s’est imposé dans les strates du pouvoir américain", il convient d'en donner une définition et les pratiques qu'il nous impose. 

 

Qu’est-ce que le technofascisme ?

Le technofascisme désigne l’usage des technologies numériques – entre autres les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et la surveillance de masse – afin de promouvoir, renforcer et faciliter des idéologies plutôt autoritaires et fascisantes.

Il est de bon ton de rappeler également ce qu’est le fascisme, puisque les fascistes eux-mêmes semblent croire que ce sont leurs opposants, les fascistes. 

Comment fonctionne le technofascisme ?

Algorithme de propagande : X, Instagram, Facebook, YouTube ou encore TikTok usent de leurs algorithmes pour promouvoir des contenus radicaux – très souvent issus des sphères complotistes et volontairement polarisants – tout en alimentant la désinformation ambiante, qui favorisent naturellement l’engagement via likes, commentaires et partages.

Cyber-radicalisation : Ce qu’on appelle “chambres d’écho” (les fameuses “bulles” dans lesquelles on vit sur internet) permettent aux groupes radicaux, notamment d’extrême droite, de diffuser leur idéologie sans contradiction. Cela facilite la radicalisation des utilisateurs à l’intérieur de ces chambres d’écho. Sans contradicteur, les idéologies basées sur les théories du complot ou la haine ont donc le champ libre.

Mèmes et web culture : L’extrême droite utilise les codes d’internet et l’humour pour diffuser ses idéologies par le biais par exemple de “Pepe the Frog” ou encore “Chad”. L’extrême droite utilise également de nombreux influenceurs réactionnaires pour promouvoir leurs idées et fantasmes. C’est le cas par exemple de Thaïs d’Escufon, égérie de l’extrême droite.

Surveillance de masse : De plus en plus d’états exploitent l’intelligence artificielle pour mettre en place des systèmes de surveillance de masse, souvent sous couvert de sécurité nationale, de lutte contre la criminalité ou même de gestion urbaine. Ces technologies posent de sérieux risques pour les libertés individuelles.

Inversion de la censure : “Liberté d’expression”. Ce terme, utilisé à tort et à travers par l’extrême droite, devient galvaudé. Les réactionnaires crient à la censure dès qu’ils le peuvent mais se permettent en parallèle, via des campagnes de doxxing, de menaces et d’intimidation, de censurer leurs opposants.

Intelligence artificielle : L’IA et les deepfakes jouent un rôle de plus en plus préoccupant dans la manipulation de l’opinion publique, la désinformation et le contrôle autoritaire.

source 

 Chacun.e peut mesurer quotidiennement, à son niveau, l'ampleur et la réalité du phénomène. A nous de redresser la barre par un usage plus raisonné et parcimonieux de la technologie pour la réorienter vers le service de l'humain plutôt que vers son asservissement. Utopique ? Pourquoi croyez vous que les manuels antifascistes recommandent de laisser son smartphone à la maison ? Posez vous donc les bonnes questions... Je connais mon sujet. Et ce n'est pas pour rien que j'ai toujours utilisé ces moyens technologiques dans une certaine direction, tentant de contrer l'omniprésence des propos qui soutiennent cette apparente hégémonie de leurs idées... Si nous étions plus nombreux à montrer notre présence pétrie de convictions humanistes sur les internets, je n'ai nul doute que les GAFAM seraient bien obligés d'en tenir compte. Ils ne sont tous puissants que parce que nous ne les contrarions guère. 

Meilleur appeau à trolls racistes : Crier "#OQQTF" et attendre que les chiens débarquent...

 

L’exploitation un peu trop systématique, littéralement  éhontée,  du moindre fait divers par la galaxie réactionnaire, doux euphémisme pour ne pas dire d'extrême-droite,  est en train de toucher le fonds, tant elle se cogne avec persistance au mur de la réalité, qu'elle tente désespérément de traverser. 
 
 Cela pourrait devenir un jeu presque amusant pour ses opposants d’attendre quelques jours qu’elle se fourvoie en se jetant sans la moindre réflexion sur leurs habituels os à rogner [On les connait].   Pour mieux  pointer ensuite, avec le recul et le recueil d'informations complémentaires venant contredire leurs thèses moisies, leur bêtise crasse. Trop facile. Je m'y suis assez essayé pour le savoir. 

C’est encore le cas ici et l’on en rirait presque s’il n’y avait dans cette histoire d’innocentes victimes qui elles ont été véritablement impactées, traumatisées, et ont peur quant à elles à juste titre, quelles que soit la nationalité, la couleur de peau et la religion ou non de leur agresseur. On est ici bien loin de la peur préfabriquée, totalement fantasmée, imaginaire, concoctée par les traditionnels producteurs de haine traditionnels, qui en vivent et ne jettent de l’huile sur le feu de la peur de l’étranger pour satisfaire leurs si médiocres petits besoins idéologiques.
 
 Trois femmes ont en effet été poignardées entre 16H15 et 16H45 sur la ligne 3 du métro parisien vendredi dernier, 26 décembre 2025,  successivement aux stations République, Arts et Métiers et Opéra ».  En menant une investigation poussée sur le Net, dans mon souci permanent de demeurer purement factuel et suffisamment exhaustif sur le sujet que je traite,  je m'aperçois que l'on ne trouve nulle part de détails sur l'état actuel des victimes. Leurs blessures sont simplement décrites un peu partout comme légères ou superficielles. Pourtant,   l'une des victimes a témoigné publiquement, décrivant avoir ressenti un « coup de poignard très très fort » dans le dos. C'est donc là faire peu de cas des fort probables séquelles psychologiques de cette histoire, et l'on serait gré aux habituels commentateurs politiques de ce genre de faits divers de se préoccuper davantage de leur sort que de la nationalité de l'agresseur. 
 
D'ailleurs, à ce sujet, il y a comme un hic. Un léger détail est venu visiblement, tout récemment, contrarier leur storytelling bien huilé et prêt à penser xénophobe et islamophobe. Et voilà qui m'apparait assez significatif pour éclairer les intentions réelles de ce genre de commentateurs fascistes et autres complices réactionnaires, ainsi que du monde médiatique qui semble graviter autour.... 
 
 L'agresseur a rapidement été arrêté après le visionnage des caméras de surveillance du métro. Il a d'abord été présenté comme un ressortissant malien ayant fait l'objet d'une OQTF. Il semble bien que ce soit le signal de Pavlov qu'attendent aux aguets les chiens de la meute pour accourir à fond de train... 

 Sauf que. Il y a dans cette histoire un gros problème, et le ministre de l'Intérieur en personne, Laurent Nunez, a du en convenir publiquement : 
 Les autorités avaient  en effet placé l’homme sous OQTF, ce qui signifie qu’il devait légalement quitter le pays. Aussi, les aboyeurs d'extrême-droite ont aussitôt sur l'os : "Mais pourquoi l’OQTF n’a pas été exécutée ? " Et d'y aller avec leur sempiternel couplet sur le laxisme de la justice, et l'impuissance de la Police... En fachosphère, on ne s'embarrasse pas en effet des détails. Ils ont pourtant leur importance pour rétablir la dimension factuelle de cette histoire.Car plusieurs facteurs ont empêché l’exécution effective de cette mesure :
  • L'individu de disposait pas de documents d’identité valides ou de laissez-passer consulaire : pour renvoyer une personne sous OQTF, l’administration doit obtenir un laissez-passer du pays d’origine — ce qui n’a pas pu être obtenu dans le délai légal faute de papiers. 

  • Le délai de rétention était dépassé : après son incarcération et sa condamnation en 2024, il avait été placé en centre de rétention, mais comme l’éloignement n’a pas pu être effectué dans les 90 jours légaux, il a été libéré avec assignation à résidence plutôt qu’expulsé.

  • Existence d'un mandat de recherche : au moment des faits, il était apparemment toujours sous mandat de recherche lié à l’OQTF. 

     Il aura donc fallu cette histoire tragique pour s'apercevoir, suite à cette interminable procédure et ses aléas juridico-administratifs...  

    que  l'agresseur est français

    [Panique dans la fachosphère et au Ministre de l'intérieur 

    (oui, je confirme : vous passez franchement pour des imbéciles !  ) ]

    Voilà donc une histoire que je me devais de graver dans mes tablettes toutes personnelles, tant elle illustre à la fois l'habituelle médiatisation outrancière et particulièrement nauséeuse de la fachosphère, mais également l'incroyable amateurisme et le manque de suivi du ministère de l'Intérieur, visiblement plus occupé à nourrir des polémiques stériles et à tenter de faire taire par tous les moyens les contestataires gauchistes et écologistes qu'à faire son travail de fonds, en ne se laissant pas, par exemple, instrumentaliser par l'extrême-droite dont il est le jouet depuis de nombreuses années à en juger par les déclarations péremptoires et idéologiquement mal orientées des différents ministres tonitruants (les Sarkozy, les Darmanins, les Retailleau...) qui ont précédé Laurent Nunez.  Vous pensez donc bien que compte-tenu de mes convictions je n'allais pas me priver de vous faire profiter du (pitoyable) spectacle qui s'offre ici, en l'espèce. 

    Archivé.  

     Nota bene : on attend impatiemment (ou pas : leur mauvaise foi et leur parti pris est patent)  les démentis des habituels chiens de la meute raciste (avant de crier à l'effondrement du pays, on s'informe, David ;) 

    "C'est cela l'effondrement d'un grand pays", écrit-il. Ce n'est évidemment pas un cas isolé et ce n'est plus supportable". Sarah Knafo aussi fait ce terrible constat. "C'est la vie quotidienne désormais : métro, couteau, dodo", note l'eurodéputé Reconquête. 

     "Les OQTF n'ont rien à faire dans les transports", insiste, quant à elle, Valérie Pécresse. "L'État est clairement défaillant face au nombre d'OQTF qui zone en Ile-de-France", estime la présidente de région, ex-candidate à la présidentielle. 

    L'État est pointé du doigt, et plus précisément le Conseil constitutionnel. Marion Maréchal a fustigé sur X qu'en "refusant la "loi Philippine", le Conseil constitutionnel a légalement permis à un clandestin malien sous OQTF de poignarder hier trois femmes dans le métro de Paris. Les Sages sont coupables", a-t-elle ajouté. (source)

lundi 29 décembre 2025

Malaise dans la chanson française #Pédophilie#racisme

Ma belle-fille m'a fait découvrir hier après-midi cette vidéo d'un youtubeur que je ne connaissais pas en dépit de ses fréquentations, Seb la frite, qui vous plongera forcément dans des moments bien malaisants si comme moi vous êtes l'un de ces boomers tant décriés par la jeunesse.  C'est ici à mon sens à juste titre si l'on ne s'est pas déconstruit,  débarrassé d'une éducation pernicieuse et d'un contexte existentiel on ne peut moins vertueux. Qui peut encore justifier en effet aujourd'hui des propos faisant l'éloge de la pédophilie  ou du viol ? Du colonialisme raciste bien gras ? C'est le sens de son propos et je vous laisse le découvrir plus loin. 

Il a  soigneusement sélectionné parmi les chanteurs de la variété française quelques extraits qui démontrent sans ambigüité à quel point certains chanteurs ne s'embarrassaient pas de morale personnelle, en affichant leur penchants pédophiles pour des filles de moins de 15 ans, dans une étrange et insupportable indifférence générale de l'époque. La séquence qui nous montre une France Gall abusée par des adultes sans foi ni loi est véritablement confondante, et insupportable. Une véritable humiliation publique...

 Et sans vouloir me dédouaner, j'avoue que le cas de Gainsbourg, pour seul exemple, m'est toujours apparu comme une dégueulasserie, une grossièreté insoutenable, en dépit des critiques dithyrambiques d'un soi-disant génie que j'exècre, envers et contre tous. Personne ne me fera jamais admirer quelqu'un qui flirte ouvertement avec l'inceste. 

Bon visionnage. 

ATTENTION : Malaise garanti.  

 

dimanche 28 décembre 2025

Brigitte Bardot, c'est cette femme pour qui "Jean-Marie Le Pen était un homme charmant"...

 On vient de nous annoncer la mort de cette actrice des années 60. Inutile de vous dire combien je ne suis pas triste. Planquée derrière sa fondation pour la cause animale, elle n'a jamais cachée sa haine des étrangers, des musulmans, et ses sympathies pour l'extrême-droite. Une petite preuve : 

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 Et si ce la ne vous suffit pas (le Monde est un journal de gauchistes, c'est bien connu), apportons une deuxième pièce dans le procès à charge concernant son racisme pathologique : 

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 Alors, je sais bien que je franchis le rubicon, et que les grandes femmes, comme les grands hommes, doivent toujours être considéré.e.s plus grand.e.s mort.e.s que vivant.e.s, et que cela fait aprtie des convenances sociales de séparer la femme comme l'homme de l'artiste. Et je vois bien le grand festival d'hypocrisie générale qui va démarrer sur vos écrans, faisant d'elle une héroïne hexagonale des pins ups sur papier glacé sur un air de mambo définitivement figé dans l'histoire du cinéma. 

Mais vous ne me ferez jamais dire que cette femme fut une grande défenderesse de notre commun humanisme. C'est pour moi et ce devrait être pour tous ceux qui luttent sincèrement contre le racisme et l'extrême-droite une ennemie politique. 

Une de moins.  

 

En complément, à lire aussi, cet article de Maxime Macé et Pierre Plottu pour Libé.  

 

Post-scriptum : je me devais d'amender ce billet en précisant que le racisme et son soutien affiché et constant à l'extrême-droite n'étaient pas ses seuls vices. J'avais oublié de mentionner au moment de la publication de ce billet son soutien public à Zemmour, avant de se rétracter en raison des déclarations pro-chasse... 

 

source

 On peut également lui reprocher son antiféminisme affiché,  qui l'a ainsi incitée à soutenir Depardieu et Nicolas Bedos. On doit aussi mettre à son compte son homophobie grossière : 

 Dans son livre "Un Cri Dans Le Silence" paru en 2003, la vedette brossait le portrait de "Lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foires". Elle déplorait "les débordements extrêmes" suscités par l'adoption du Pacs pour les couples de même sexe en 1999 : "Gays, gays, pacsons-nous ! Dans ce déclin sont apparus les pédophiles. Lie d'une société en pleine décomposition", estimait Brigitte Bardot dans son ouvrage. (source)

 Et pour couronner le tout, comme si tout cela ne suffisait pas, signalons également son admiration pour Poutine : 

source
 

Pour résumer, rien ne va. Des idées de merde en barres. Bref. Sujet suivant... 

En 2026, formez-vous à un métier d'avenir ;)

 Voilà un projet qui tient la route et me séduit. L'urgence est là, en effet. Comment ne pas le soutenir ? 

source

 Pour aller plus loin, c'est par ici

samedi 27 décembre 2025

OUI, la colonisation française en Algérie est un crime contre l'humanité !

 

Bouzid Saâl 


J'ai redouté, un peu, d'écrire ce billet de blog, je l'avoue. Je ne suis pas historien ni même simple spécialiste de cette question. Toutefois, tant mes convictions personnelles que mon origine familiale m'y obligent. Je suis en effet descendant d'une mère issue d'une famille de "pieds noirs". Mais sans vouloir paraître m'excuser, elle n'avait rien de ces riches propriétaires terriens. Il s'agissait d'une famille de simples ouvriers agricoles, obligés de revenir en fRance au moment de l'indépendance algérienne. On ne peut pas dire que ce fût l'opulence, loin de là. Mais la plupart des descendants de cette famille, du côté de ma grand mère maternelle,  nourrissent une rancœur jamais questionnée envers ceux qui acceptent quant à eux le destin des peuples à disposer de leur terre... Ce type de personnes constitue, notamment dans le sud de la fRance, des bataillons entiers d'électeurs d'extrême-droite, ces nostalgiques de l'Algérie française dont je ne suis pas. Je me suis ainsi autrefois exposé à leurs regards de haine pour avoir osé diffuser sur la chaine hifi de la salle des fêtes de Toussieu un cassette audio de Cheb Khaled, dont l'un de mes cousins a méthodiquement déroulé à l'aide d'un stylo toute la bande magnétique, devenue inutilisable. Geste de haine gratuite que je n'ai jamais digéré. Je ne les ai jamais revus depuis, et ces gens là ne me manquent aucunement. 

 Je comprends donc très bien, de mon point de vue partisan, le fondement de cette loi algérienne, contrairement à ce gouvernement que je méprise au plus haut point et pour lequel je n'ai jamais voté, ni aucune majorité politique d'ailleurs.  

source

Tous les historiens peuvent le confirmer, dont ceux que je fréquentent assidûment parce qu'ils ont dédié leur travail à ce sujet (1), l'histoire de la colonisation française a été jonchée de crimes de masses, de massacres immondes, de pratiques ignobles qu'on réserve d'ordinaire aux insectes, et de scènes de torture fréquentes pour instaurer la terreur et réprimer tout mouvement de contestation aussi fondé soit-il. Cette politique de la terreur a conduit à cet épisode insupportable (j'en ai pleuré en l'apprenant) qui n'a rien à envier aux pratiques des nazis : 

[...] Mais les charniers posaient problème, il fallait faire disparaître les cadavres. Il fallait les déterrer des charniers trop proches de Guelma (Kef El Bouma, cimetière El Rihane, carrière Ain Defla), les transporter et les brûler dans les fours à chaux de la ferme de Marcel Lavie[42]. Ainsi, le long des routes les travailleurs municipaux furent alors mobilisés pour des « travaux de réfection ». Les 17 camions étaient chargés avec l'aide de la gendarmerie.

Yves Chataigneau, gouverneur général de l'Algérie (1944-1948) au moment des évènements.

C’est ainsi que le four crématoire Lavie (le four, de forme ovoïde, mesurait environ 7 m de long et 3 m de haut) est devenu à jamais tristement célèbre. Pendant 10 jours on brûlait les corps. L'odeur à la ronde était insupportable. Saci Benhamla, qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux d'Héliopolis, décrit l'insupportable odeur de chair brûlée et l'incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre[41], jusqu'à l'arrivée du ministre de l'Intérieur, le , qui marqua la fin des massacres à Guelma[13].(source)

 Aussi me suis je toujours élevé contre cette antienne de droite jusqu'à son extrême qui évoque "les bienfaits de la colonisation". Rien que ce terme me révulse, me prend aux tripes. C'est insupportable de cynisme ou/et de méconnaissance de l'histoire de la colonisation violente de ce pays, sous la férule d'autorités politiques et militaires sans la moindre éthique d'aucune sorte. Ce n'est pas un hasard si cette histoire honteuse a longtemps été taboue en fRance. Difficile d'admettre en effet que l'on s'est comporté comme ceux que l'on a prétendu combattre, sur le registre d'un roman national idéalisé. 

 C'est pourquoi je comprends tout à fait les raisons qui ont poussé les autorités de ce pays, quoi que j'en pense par ailleurs (ce n'est en effet pas du tout un pays démocratique, loin de là) a promulguer cette loi, afin de faire reconnaitre officiellement ce qui a été, c'est un fait établi. 

Et je suppose d'ailleurs qu'après le geste purement symbolique  (je doute en effet de sa sincérité...) de Macron, la trace de l'immonde Retailleau est passée par là, lui qui a tout fait pour raviver la guerre entre les deux pays. 

source

 Il a réussi. On en est là. Et ce n'est franchement pas beau à voir. Le spectacle est désolant de bêtise crasse et d'incapacité à assumer ce qui doit l'être. C'est une question de responsabilité historique. 

 

(1)  je veux parler de  Fabrice Riceputi et Alain Ruscio,  que j'ai eu la chance d'aller écouter à Toul, à l'occasion d'un mouvement de protestation contre l'érection d'une statue au Général Bigeard, ce tortionnaire ignoble. J'y ai consacré un article ici.