L’exploitation un peu trop systématique, littéralement éhontée, du moindre fait divers
par la galaxie réactionnaire, doux euphémisme pour ne pas dire d'extrême-droite, est en train de toucher le fonds, tant elle se cogne avec persistance au mur de la réalité, qu'elle tente désespérément de traverser.
Cela pourrait devenir un jeu presque amusant pour ses opposants d’attendre quelques
jours qu’elle se fourvoie en se jetant sans la moindre réflexion sur
leurs habituels os à rogner [On les connait]. Pour mieux pointer ensuite, avec le recul et le recueil d'informations complémentaires venant contredire leurs thèses moisies, leur bêtise crasse. Trop
facile. Je m'y suis assez essayé pour le savoir.
C’est encore le
cas ici et l’on en rirait presque s’il n’y avait dans cette histoire
d’innocentes victimes qui elles ont été véritablement impactées, traumatisées, et ont peur quant à elles à juste titre, quelles que soit
la nationalité, la couleur de peau et la religion ou non de leur
agresseur. On est ici bien loin de la peur préfabriquée, totalement fantasmée, imaginaire, concoctée par
les traditionnels producteurs de haine traditionnels, qui en vivent et
ne jettent de l’huile sur le feu de la peur de l’étranger pour satisfaire
leurs si médiocres petits besoins idéologiques.
Trois femmes ont en effet été poignardées entre 16H15 et 16H45 sur la ligne 3 du métro parisien vendredi dernier, 26 décembre 2025,
successivement aux stations République, Arts et Métiers et Opéra ». En menant une investigation poussée sur le Net, dans mon souci permanent de demeurer purement factuel et suffisamment exhaustif sur le sujet que je traite, je m'aperçois que l'on ne trouve nulle part de détails sur l'état actuel des victimes. Leurs blessures sont simplement décrites un peu partout comme légères ou superficielles. Pourtant, l'une des victimes
a témoigné publiquement, décrivant avoir ressenti un « coup de poignard très très fort » dans le dos. C'est donc là faire peu de cas des fort probables séquelles psychologiques de cette histoire, et l'on serait gré aux habituels commentateurs politiques de ce genre de faits divers de se préoccuper davantage de leur sort que de la nationalité de l'agresseur.
D'ailleurs, à ce sujet, il y a comme un hic. Un léger détail est venu visiblement, tout récemment, contrarier leur storytelling bien huilé et prêt à penser xénophobe et islamophobe. Et voilà qui m'apparait assez significatif pour éclairer les intentions réelles de ce genre de commentateurs fascistes et autres complices réactionnaires, ainsi que du monde médiatique qui semble graviter autour....
L'agresseur a rapidement été arrêté après le visionnage des caméras de surveillance du métro.
Il a d'abord
été présenté comme un ressortissant malien ayant fait l'objet d'une
OQTF. Il semble bien que ce soit
le signal de Pavlov qu'attendent aux aguets les chiens de la meute pour accourir à fond de train...
Sauf que. Il y a dans cette histoire un gros problème, et le ministre de l'Intérieur en personne, Laurent Nunez, a du en convenir publiquement :
Les autorités avaient en effet
placé l’homme sous OQTF, ce qui signifie qu’il devait légalement
quitter le pays. Aussi, les aboyeurs d'extrême-droite ont aussitôt sur l'os : "Mais
pourquoi l’OQTF n’a pas été exécutée ? " Et d'y aller avec leur sempiternel couplet sur le laxisme de la justice, et l'impuissance de la Police... En fachosphère, on ne s'embarrasse pas en effet des détails. Ils ont pourtant leur importance pour rétablir la dimension factuelle de cette histoire.Car plusieurs facteurs ont empêché l’exécution effective de cette mesure :
-
L'individu de disposait pas de documents d’identité valides ou de laissez-passer consulaire : pour renvoyer une personne sous OQTF, l’administration doit obtenir un laissez-passer du pays d’origine — ce qui n’a pas pu être obtenu dans le délai légal faute de papiers.
-
Le délai de rétention était dépassé : après son incarcération et sa condamnation en 2024, il avait été placé en centre de rétention, mais comme l’éloignement n’a pas pu être effectué dans les 90 jours légaux, il a été libéré avec assignation à résidence plutôt qu’expulsé.
-
Existence d'un mandat de recherche : au moment des faits, il était apparemment toujours sous mandat de recherche lié à l’OQTF.
Il aura donc fallu cette histoire tragique pour s'apercevoir, suite à cette interminable procédure et ses aléas juridico-administratifs...
que l'agresseur est français !
[Panique dans la fachosphère et au Ministre de l'intérieur
(oui, je confirme : vous passez franchement pour des imbéciles ! ) ]
Voilà donc une histoire que je me devais de graver dans mes tablettes toutes personnelles, tant elle illustre à la fois l'habituelle médiatisation outrancière et particulièrement nauséeuse de la fachosphère, mais également l'incroyable amateurisme et le manque de suivi du ministère de l'Intérieur, visiblement plus occupé à nourrir des polémiques stériles et à tenter de faire taire par tous les moyens les contestataires gauchistes et écologistes qu'à faire son travail de fonds, en ne se laissant pas, par exemple, instrumentaliser par l'extrême-droite dont il est le jouet depuis de nombreuses années à en juger par les déclarations péremptoires et idéologiquement mal orientées des différents ministres tonitruants (les Sarkozy, les Darmanins, les Retailleau...) qui ont précédé Laurent Nunez. Vous pensez donc bien que compte-tenu de mes convictions je n'allais pas me priver de vous faire profiter du (pitoyable) spectacle qui s'offre ici, en l'espèce.
Archivé.
Nota bene : on attend impatiemment (ou pas : leur mauvaise foi et leur parti pris est patent) les démentis des habituels chiens de la meute raciste (avant de crier à l'effondrement du pays, on s'informe, David ;)

"C'est cela l'effondrement d'un grand pays", écrit-il. Ce n'est évidemment pas un cas isolé et ce n'est plus supportable". Sarah Knafo aussi fait ce terrible constat. "C'est la vie quotidienne désormais : métro, couteau, dodo", note l'eurodéputé Reconquête.
"Les
OQTF n'ont rien à faire dans les transports", insiste, quant à elle,
Valérie Pécresse. "L'État est clairement défaillant face au nombre
d'OQTF qui zone en Ile-de-France", estime la présidente de région,
ex-candidate à la présidentielle.
L'État est pointé du doigt, et
plus précisément le Conseil constitutionnel. Marion Maréchal a fustigé
sur X qu'en "refusant la "loi Philippine", le Conseil constitutionnel a
légalement permis à un clandestin malien sous OQTF de poignarder hier
trois femmes dans le métro de Paris. Les Sages sont coupables", a-t-elle
ajouté. (source)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire