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dimanche 26 mai 2024

Quand la température monte, Macron casse les militants écologistes #Total #Amundi #Greendock #NONuke

 

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Alors que les mauvaises nouvelles démontrant la dégradation de plus en plus irréversible de notre environnement ne cessent de s’accumuler, comme ci-dessus,  on assiste chaque jour un peu plus à un certain nombre de signes négatifs particulièrement préoccupants en matière de considérations environnementales de ce gouvernement.  Tout d'abord, cette décision si peu commentée dans les médias alors qu'elle est si évidemment scandaleuse : 

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... Tout cela pour faire machine arrière sous la bronca des agriculteurs bios et des associations préoccupées par l'inaction gouvernementale en la matière : 

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Quel amateurisme... Ou alors, un cynisme absolu qui comptait sur l'absence de visibilité médiatique des réactions que cette décision au plus haut sommet de l'Etat provoquerait ?

Ensuite, cette course en avant vers le nucléaire, saluée si magistralement par un imbécile  heureux de foncer dans le mur en klaxonnant. Cette intensification de la production d’électricité par le nucléaire, sans le moindre consentement des français qui ne sont jamais consultés sur ce genre de choix (qui pourtant conditionnent la survie de notre espèce !) ne cessera jamais de m'étonner, et de m'indigner, et de me révolter, moi qui suit résolument contre, en connaissance de cause et de manière un peu plus éclairée que ceux qui prétendent nous donner la lumière... Mais à quel prix ?

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Voilà des choix bien hasardeux pour un bénéfice aussi nul. Car nous savons tous ce que  - pour seul exemple - le projet de Flamanville coûte au contribuable, et au consommateur. L'électricité en est-elle moins chère, comme cela a été si souvent claironné par les thuriféraires de cette énergie si peu propre que ses déchets ont une durée de vie proche de l'éternité ? 


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 Pour clore provisoirement ce billet thématique, signalons également cette action de plusieurs organisations environnementales contre Total, et son principal actionnaire, Amundi, un fonds de gestion assez colossal (plus de 2000 milliards d'en-cours fin 2021) : 

Pourquoi cette manifestation ? Le contexte est détaillé ici


A l'issue de cette action, plus de 200 manifestants ont été arrêtés à l'aide de la technique de nasse, dont il est utile de préciser qu'elle est légalement interdite (sauf exceptions très strictement encadrées).  Pourtant, seulement une seule personne a été visée par une enquête. Cherchez l'erreur. Le macronisme est très clairement le règne de l''intimidation policière permanente, par laquelle seule ce pouvoir détestable tient encore. 

Leur tort ? Ah oui, c'est vrai : ils ont cassé des vitrines. Alors, pardon aux familles des vitrines. Pendant que d'autres détruisent impunément notre environnement et conduisent cette planète à sa perte. 

Une autre manifestation, cette fois ci  des Soulèvements de la Terre à Gennevilliers contre le projet de construction d'un entrepôt logistique géant #GreenDock

Il s'agit de la construction d'un entrepôt gigantesque de 600 mètres de long, 30 mètres de haut (soit deux Stades de France côte à côte) qui veut s’implanter sur les berges de Seine à l’horizon 2027, en face d’une réserve ornithologique de premier plan. Camions, pollution, bruit, lumière… «Green Dock n’a rien de vert, c’est plutôt mille nuances de gris» (source)

 La répression de cette manifestation a donné lieu à des scènes de violences policières proprement hallucinante :

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On notera au passage le grand respect de la dignité des êtres humains par les "forces de l'ordre", qui obligent des individus à se coucher à terre, face contre sol. Et si je refuse, on m'accuse de rébellion et d'outrage à agent, comme la technique de financement des policiers est si bien connue ? Honteux.
Autre exemple de violence policière insupportable : 

La criminalisation de l'action militante des protecteurs.trices de l'environnement ne cessera de me révolter, aujourd'hui, comme hier... alors qu'on autorise si facilement de véritables nazis à parader tranquillement dans les rues de Paris sous escorte policière ? Le sens des priorités... !!!

 

Aussi, le 9 juin prochain, sachez pour qui ne pas voter 

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samedi 27 janvier 2024

Une crise des agriculteurs peut en cacher une autre... #AgriculteurEnColere




 

Auteur :  Fred Sochard (source)

Quitte à choquer le bien-pensant, dont la réflexion (ou plutôt son manque) est si bien formatée par le prêt à penser que sont les informations des principaux médias, je refuse de céder à l’injonction collective actuelle de la solidarité avec les agriculteurs, assortie qui plus est d'un appel au grand élan patriotique. Très peu pour moi : je suis athée, de cette religion de la Nation là aussi. A titre personnel, je ne défendrai certainement pas indistinctement un mouvement de révolte aux fondements certes respectables (le droit de vivre dignement de son travail), mais dont les acteurs sont aussi hétérogènes, pour ne pas dire hétéroclites. 

 

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Qu'y a t-il en effet de commun entre un agriculteur d'une petite exploitation laitière ou céréalière qui se voit contraint pour survivre de demander en baissant les yeux le RSA parce qu'il a tenté une autre céréale prometteuse et que depuis trois ans il ne dégage pas assez de revenus pour en vivre, et un agro-industriel qui représente la FNSEA, ce syndicat capitaliste de droite qui a accompagné tous les gouvernements dans leur logique purement productiviste et prédatrice jusqu'à la situation catastrophique dans laquelle se retrouve les petits agriculteurs aujourd'hui ? Qu'y a t-il de commun entre les petits paysans qui tentent de concilier rentabilité de leur production pour en retirer un revenu décent et respect des préoccupations environnementales, et agro-industriel productiviste à tout prix,  quel qu'en soit le coût pour la terre qui le fait plus ou moins bien vivre, à coût de fertilisants et d'insecticides tellement toxiques que certains de ces travailleurs de la terre se suicident eux mêmes à petit feu en les utilisant, avec un coût certain pour leur santé personnelle ? Autant je pourrais me sentir proche et tout à fait solidaire d'un membre de la Confédération paysanne, autant je ne le serai jamais d'un autre de la Coordination Rurale.  Je vous laisse chercher ce qui les oppose...Et puis, quelle considération pourrais-je avoir par ailleurs  pour certains esclavagistes qui ne répugnent pas à exploiter de manière indigne des travailleurs étrangers en les hébergeant dans des conditions inacceptables et en les payant plus bas que terre ? Il y a paysan et paysan, agriculteur et agriculteur, ne vous en déplaise, Frustration mag. Je suis encore antifasciste, et ne me mélangerai JAMAIS avec un militant d'extrême-droite, qu'il soit agriculteur ou pas. 

(On peut d'ailleurs signaler utilement à ce sujet ici que des militants fascistes ont profité de la mobilisation des agriculteurs pour s'immiscer dans leurs rangs afin de répandre leur habituelle soupe malodorante, en tentant d'intimider les journalistes qui s'y aventuraient...).

Ensuite, je voudrais évoquer la manière dont est gérée ce conflit par le gouvernement. Le dessin qui illustre ce billet est tout à fait évocateur de ce que je veux exprimer à présent. Nous sommes donc dans un pays où le sentiment démocratique est aujourd'hui réduit à sa plus basse, à sa plus médiocre expression. Cette crise des agriculteurs aura eu le mérite de démontrer factuellement, à l'aide de nombreux exemples irréfutables, que Darmanin a inauguré l'ère de l'arbitraire judiciaire absolu, inédit depuis la révolution française, caractéristique des régimes autoritaires pouvant aller potentiellement jusqu'au fascisme.

 

 Selon son seul droit de regard, voilà quelqu'un dont il ne dépend que de lui et de lui seul (ou du positionnement idéologique qu'il incarne, fait de sympathies politiques ou de calculs électoralistes) qu'on condamne à de la prison ferme quelqu’un qui vole pour se nourrir, que l'on arrête arbitrairement tel ou tel militant écologiste (contre les nombreux projets écocides existants comme les méga-bassines pour seul exemple insupportable),  ou humaniste (contre la réforme inique des retraites ou contre la Loi d'extrême droite sur l'immigration par exemple) pour la seule raison qu'il participe à une manifestation, sans même prendre la peine du prétexte facile de la violence,   mais que l'on ferme outrageusement les yeux sur l'explosion,  dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 janvier, qui a soufflé le bâtiment de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) de l'Aude, à Carcassonne. Aucune condamnation publique non plus des incendies volontaires d'une MSA à Narbonne ou d'un centre des douanes à Nîmes hier. 

 


Un deux poids deux mesures particulièrement choquant pour tous ceux qui ont subi ces dernières années des actes insensés de violences policières pour moins que cela... On ne peut pas prétendre que le mouvement agricole  n'exerce aucune violence et évoquer comme le fait de manière aussi désinvolte le Ministre de l'Intérieur un soi-disant éco-terrorisme en désignant des militant.e.s qui ne font que tenter de préserver ce qui peut encore l'être par des moyens essentiellement pacifiques et symboliques. Jamais je ne tracerai un signe égal entre une explosion dans un centre administratif et la projection de peinture lavable à l'eau sur les vitres d'un bâtiment quel qu'il soit.  Les notions de "justice de classe" et de "justice aux ordres" sont en train de prendre actuellement leur pleine dimension. Et l'équilibre démocratique commence sérieusement à être particulièrement déséquilibré. Faut que ça cesse. Le malaise est palpable.

Gabriel Attal promet un "sursaut" pour l'agriculture et revient sur la  hausse du gazole non routier
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J'en terminerai par le (non) discours d'Attal hier, dont tous les médias aux ordres ont prétendu un peu hâtivement qu'il était à la hauteur, et de nature à désamorcer le conflit. Je m'interroge fortement sur les motivations d'un certain petit agriculteur coqueluche des médias  qui a baissé un peu vite son pantalon, trop vite pour que je ne puisse pas le suspecter de sympathie avec l'ennemi... Que représente-t-il  à part lui-même, celui qui à peine après avoir écouté religieusement ledit premier ministre - un peu pathétique avec ses souliers vernis et son petit costume cravaté dans une cour de ferme devant une botte de paille - a sans même avoir consulté sa base déclaré aussitôt qu'il levait le camp ? ça sent un peu la collaboration... Car Rien dans ce qui est annoncé n'est de nature à garantir dans les mois qui viennent un revenu décent pour chaque agriculteur, hormis ceux considérés à tort comme tels qui tireront toujours leurs marrons du feu. Car le fonds du problème n'est toujours pas traité. Rien ne cible frontalement les responsables de cette situation : l'industrie agroalimentaire et la grande distribution qui se gavent sur le dos des véritables producteurs de notre alimentation.  

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 Toujours est-il que le discours du Premier ministre n'a visiblement convaincu que Monsieur Bayle... et lui seul ? A suivre.

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mardi 27 mai 2025

3 guignols dansent sur le cercueil de la gauche #CongresPS

Aujourd'hui est un jour qui n'a rien d'historique. Cette élection risque fort en effet de passer sous les radars, par manque de visibilité médiatique. Pourtant, près de 40 000 électeurs potentiels vont pouvoir voter l'orientation de leur parti, le PS, à l'occasion de son 81ème congrès. Celui-ci devra départager l'actuel secrétaire général du PS, Olivier Faure, qui se représente, de Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale,  et du 3ème prétendant au trône, le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. 

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(on notera au passage la mine réjouie de ces militants "socialistes" qui "participent" au naufrage)


 Ce n’est vraiment pas un événement. Seulement l'énième épisode d’une série médiocre qui nous refera, encore et encore, le coup de la trahison des sociaux-traîtres, comme on en a tristement l'habitude quand on a mon âge.  Eux appellent ça “redonner une ligne à la gauche”...  Mais en réalité, il s'agit juste de la pantomime de trois cadres petit format,  qui se battent  pour leur propre survie en tentant de récupérer la direction d’un parti qui ne signifie plus grand chose, tant leurs convictions sont bien faibles pour espérer changer le monde.

D’un côté, on a  Olivier Faure, qui joue au funambule sur une corde pourrie. Officiellement "ouvert à la gauche radicale", officieusement obsédé par sa propre survie politique. Ce type, en 2019, disait encore qu’il fallait « regarder du côté de Macron pour les convergences progressistes »… avant de s’allier à LFI quand il a senti le vent tourner, et que cela pouvait permettre d'assurer la survie de son parti devenu groupusculaire. Certes,  il a été l’artisan de la NUPES, c’est vrai. Mais avec l’enthousiasme d’un gars qu’on pousse sur la scène à grands coups de pied au cul.  Révolutionnaire de pacotille, et manager de l’effacement.

Ensuite, Boris Vallaud... Comment dire... Le genre de mec qui a toujours l’air de sortir d’un dîner de préfecture  de province. Il a été secrétaire général adjoint de l’Élysée sous Hollande. Oui, vous avez bien lu :  le quinquennat du CICE, de la loi Travail, et du 49.3, c’est lui aussi. Il a même défendu le discours de politique générale de Valls, à l’époque où le PS envoyait les CRS contre les syndicalistes, c'est dire assez de son niveau de gauchitude.  Aujourd’hui, il se repeint bien sûr en “homme du rassemblement”, mais il est surtout l’incarnation de la tiédeur centriste, de ceux qui trouvent que Darmanin est "républicain" tant qu’il ne hurle pas trop fort près de ses oreilles. 

J'ai gardé le "meilleur" pour la fin : Nicolas Mayer-Rossignol, le plus  jeune et le plus intrigant des trois, certes, mais peut-être le plus sournois. Maire de Rouen, il a planté les activistes locaux qui protestaient contre l’urbanisation à outrance de sa ville. En 2022, il s’opposait à la NUPES, prétextant qu’il ne voulait pas “brader les valeurs du PS”. Traduction : il préférait perdre que de gagner avec LFI. C’est lui qui, pendant l’affaire Lubrizol  (explosion du site Seveso à Rouen, nuage toxique, absence totale de transparence médiatique),  s’est contenté d’un communiqué flou et d’un silence gêné, alors que les habitant·es s’étouffaient dans leur ville. Pour un maire "de gauche", on a connu plus courageux.

Voilà nos trois candidats. Un équilibriste sans colonne, un haut-fonctionnaire recyclé, et un techno-écologiste en carton. Aucun n’a la moindre légitimité populaire, aucun n’a de vision pour les classes laborieuses, aucun ne se mouille dans les luttes. Tous parlent d’union de la gauche sans jamais s’adresser aux vrais acteurs du terrain. Ils préfèrent gérer leur boutique comme une start-up qui cherche son prochain financement médiatique. 

Mais tout ça n'est pas une surprise pour moi. 

Le PS a trahi depuis longtemps. Rappelle-nous... :
— 1997-2002, Jospin privatise à tour de bras.
— 2012-2017, Hollande enterre le peu de socialisme qu’il restait en opérant le virage libéral-prédateur que l'on connait.
— En 2016, pendant que la rue se bat contre la loi El Khomri, le PS envoie la BAC tabasser des lycéens à Ménilmontant.
— En 2022, le PS fait 1,7 % à la présidentielle… et ils osent encore parler de “refondation” ! Que de mots creux dans leur bouche !

Mais il ne faudrait pas croire que nous sommes condamnés à l’amnésie,  ou à l’abstention.

La gauche réelle, la combative, celle qui se construit hors du champ électoral, elle est vivante, n'en déplaise aux technos !

On la trouve dans les Soulèvements de la Terre, dans les collectifs de sans-papiers, dans les caisses de grève des raffineurs, chez les postier·es d’Ivry, dans les réseaux de solidarité contre les violences policières, dans les marches queer et antiracistes autonomes, dans les zones rurales en lutte contre les méga-bassines ou les entrepôts Amazon.

C’est là que ça se passe. Là où on organise des plannings de désobéissance, pas des réunions de synthèse. Là où on construit, malgré tout, une culture de résistance, d’entraide, de soins collectifs.

Faure, Vallaud, Mayer-Rossignol ? Ils peuvent se partager les restes d’un vieux parti devenu inutile.
Nous, on regarde ailleurs... 


mercredi 24 avril 2024

Violences d'Etat : le point de bascule (démocratie française en danger. STOP)

 Ce que nous sommes nombreux à dénoncer depuis des années, cette lente mais progressive érosion de nos droits de manifester, de revendiquer, et de nous opposer aux forces antisociales de ce pays par une expression populaire légitime autrefois plus libre, est en train de prendre actuellement une tournure vertigineuse.


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 Jamais pouvoir en place n'aura violé à ce point nos droits les plus fondamentaux. On ne compte plus les entraves à la liberté d'expression, à celle de manifestation, aux droits des journalistes et à la protection de leurs sources. Les bavures policières n'en sont plus tant elles deviennent systémiques. Alors que le racisme et l'homophobie au sein des forces de l'ordre est une évidence, dénoncée y compris en interne par des agents qui l'ont payé de leur carrière, le bras droit armé de Macron va jusqu'à faire tenter de faire taire par la force de l'intimidation judiciaire un syndicaliste qui n'a eu pour seul tort que de s'en offusquer par écrit. Il devient interdit à présent de manifester le moindre signe de compassion pour les palestiniens sans se faire accuser aussitôt d'antisémitisme ou d'apologie du terrorisme, jusqu'à l'absurde. 

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Alors, quand je vois passer en effet ce rapport d'Amnesty International, décliné en plusieurs versions sur  les réseaux sociaux, puis un communiqué de la LDH, oui, j'avoue, cela me fait du bien, de voir enfin montré du doigt ce qui doit impérativement l'être : 

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Et il faut que cela cesse. D'une manière ou d'une autre.