C'est l'histoire d'un homme (pas raciste mais) d'Espaly-Saint-Marcel...

 " À ce stade, « aucun élément ne permet de dire qu'il a tiré sur les enfants, ni qu'il a proféré des insultes racistes », souligne une source policière"

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Résumons. Le 19 avril 2026, Un individu de 65 ans, bien connu dans son entourage pour des actes de violence et des propos racistes répétés, à  Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire, n'a donc pas du tout proféré d'injures racistes lorsqu'il a agressé des enfants avec un fusil. Mais  le même individu se revendique "haut et fort" je cite "fier d'être raciste" dans une vidéo dévoilée par Le Progrès, dans laquelle plusieurs témoins ont affirmé qu'il a couru après ces enfants qui jouaient devant l'immeuble de ce quartier populaire en criant “Dehors les noirs et les Arabes !”/ Le même article précise qu'à d'autres occasions, une voisine se plaint de lui car  "il insulte mes enfants et moi parce que nous sommes noirs. » Son voisin l’aurait traitée à plusieurs reprises de « babouin » ou encore de « sale noire » Pourtant, " À ce stade, selon la police,  « aucun élément ne permet de dire qu'il a tiré sur les enfants, ni qu'il a proféré des insultes racistes ».  Mais, dans ce même quartier, parlant du même individu, un témoin précise au journaliste du Progrès que "Récemment, une femme d’origine syrienne a dû déménager parce que ce monsieur ne supportait pas de la croiser voilée aux boîtes aux lettres, il l’insultait. »

 Serait-on par hasard malveillant si l'on suspectait la Police Nationale de n'avoir pas souhaité enregistrer la circonstance aggravante d'injures racistes dans la plainte des parents, qui eux, pourtant, affirment qu'ils l'ont bien précisé, mais que les agents de Police n'en auraient pas tenu compte ? La thèse est audacieuse... Mais. 

Ce n'est pas comme si la Police française était régulièrement prise la main dans le sac en plein délit de racisme, que ce soit IRL ou sur les réseaux sociaux...  Ni comme si lorsque des lanceurs d'alerte, eux mêmes policiers, dénonçaient des propos racistes de leurs collègues, ils étaient un peu trop systématiquement mis au placard, ou obligés de quitter la Police devant l'hostilité des leurs...  Et je ne parlerai pas non plus de la collusion manifeste d'un nombre conséquent de membres des forces de l'ordre avec les thèses d'extrême-droite, eux qui votent plus massivement pour le Rassemblement National. Quand ils ne sont pas eux mêmes élus de ce parti, voire carrément députés, et coupables de malversations qui plus est, comme ici, et là. 

Mais c'est un dossier à charge, bien sûr. je suis médisant. 

En tous cas, cet exemple de faits divers illustre fort bien à quel point certains individus sont en train de se lâcher dans la société, encouragés en cela par la banalisation outrancière de l'extrême-droite, et de la main mise sur les médias des Bolloré et Stérin, acquis à ces idées suffocantes, qui en dont souffrir plus d'un.e. 

J'ai répugné à rédiger cet article dans la mesure où l'extrême droite s'est faite une spécialité de détourner les faits divers à leur minable profit idéologique. Mais je ne vois pas pourquoi je me priverais d'un retour de boomerang, au point où nous en sommes, où l'extrême-droite a dorénavant pignon sur rue, et où les gauchistes se retrouvent ostracisés, et la cible un peu trop exclusive de toutes les critiques. 

OUI, il faut que la peur change de camp.  N'en déplaise aux pusillanimes. Dorénavant, tous les coups sont permis. Haro sur les bas du front.... National ! (iste). 

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