Quand le journalisme truste l'initiative réactionnaire #JTI

 Depuis de nombreuses années, la lutte contre la désinformation est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. J'ai pu observer pendant cette longue période de combat pied à pied contre cette infection informationnelle qu'elle est spécifiquement le fait de l'extrême-droite et de ses complices de la zone grise que sont le complotisme et le confusionnisme, qui en tirent profit, et qu'il s'agissait d'une stratégie volontaire pour nuire à leurs détracteurs en les plongeant dans un déluge d'excréments désinformationnels, afin de décrédibiliser le concept même de vérité. 

 Aussi n'ai-je pas été très étonné que la galaxie bolloréenne qui détient tant et bien trop de médias et plus largement la fachosphère dont elle est l'une des représentations dans notre pays sorte ses griffes et morde tout ce qui bouge quand il s'agit de rappeler quelques règles utiles en matière de déontologie de l'information. Je veux parler de cette polémique ridicule à propos d'une déclaration de Macron à Arras, à propos de l' initiative de labellisation lancée par l’ONG Reporters sans frontières avec la Journalism Trust Initiative.

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  Plusieurs personnalités de droite et d'extrême droite se sont empressés, le doigt sur la couture du pantalon, en véritables marionnettes de la fachosphère téléguidées par le grand kapital,  de détourner ce  nécessaire débat pour accuser le président de vouloir mettre en place un « ministère de la vérité » et dénoncer une « dérive totalitaire » (source). 

  Comme je l'écrivais ici sur Blue Sky, malgré toute l'aversion que j'éprouve pour Macron et sa clique de nantis, il n'est en rien ni responsable ni coupable de cette initiative là, si ce n'est qu'il tente de s'en emparer parce que cela l'arrange bien, histoire de défendre ses petits intérêts si personnels. Ce n'est même pas une action locale, franchouillarde, comme le nombrilisme nationaliste a si souvent tendance à le penser, incapable de penser au delà de leur ligne d'horizon étriquée, couverte de barbelés, mais d'une volonté internationale, qui a son origine dans un pays où les  vérités sont de plus en plus alternatives et de plus en plus frontalement combattues par Trump et son monde si hautement vomitif, exécrable. Le fascisme ne déteste rien tant que la vérité. Cette levée de boucliers dans la fachosphère n'en est que plus porteuse de sens : détruire tout ce qui peut affaiblir son pouvoir sur ses obligés et ses adeptes sous influence  est  pour eux une nécessité de survie. Car plus les gens sont instruits et correctement informés, moins ils épousent leurs thèses, et cela leur est proprement inacceptable. 

Pour ma part, qu'on me permette de penser le contraire, exactement. Mieux l'indépendance de la presse sera garantie, plus les médias respecteront un minimum de déontologie journalistique, plus notre monde ira dans le bon sens. Car pour moi, un journalisme de qualité va de pair avec le maintien de la démocratie. Or, on ne peut que tristement constater à quel point le déluge de merde qui se déverse sur toute opinion ou réflexion contradictoire qui contrarie la volonté d'hégémonie de l'extrême droite et des thèses réactionnaires est devenu une tendance de l'époque. 

Lutter contre, une nécessité. 

Et non, on ne me fera jamais dire que CNews ou Valeurs actuelles, cela relève du journalisme. Juste des outils de propagande au service des pires thèses de l'histoire.  

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