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Election de Trump : le fascisme est déjà là...

Les américains ont donc réussi le tour de force imbibé de bêtise crasse d'élire une deuxième fois "le pire d'entre eux". Le constat est sans appel. Mais vient maintenant l'heure d'examiner les conséquences de de désastre électoral. On peut déjà, avant même son installation à la Maison Blanche, observer un à un les symptômes de l'avènement d'un régime fasciste à la sauce américaine, comme le décrivait Robert de Niro. Celles et ceux qui ont le plus à craindre peuvent encore exprimer leurs peurs à l'arrivée à la tête des états américains de ce César de l'idiocratie yankee.  Mais pour combien de temps ?

Les femmes d'abord, en première ligne, ont tout à craindre de l'idéologie patriarcale arriérée de ce sale type. Leurs droits seront forcément remis en cause, encore plus qu'ils ne le sont déjà par les politiques rétrogrades des états les plus acquis aux causes de Trump. 

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 Beau progrès social que voilà, qui engendrera une situation de masculinisme dominateur dans laquelle le corps des femmes ne leur appartiendra plus... Une régression sociétale indéniable.

Et puis, on le sait bien, ici, lorsque les droits des femmes sont niés, vient également le temps du rejet et de la négation des droits des autres "minorités". Au tour également des homosexuel.le.s, des trans, et de tous ceux qui ne se plient pas au diktat hétéronormé et procréateur à tout prix, quel qu'en soit le coût. Aussi, je partage également, tout comme la peur des femmes, celle des trans... et je me veux à leurs côtés.

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Leur peur n'est pas dénuée de fondements, comme le démontre clairement ce témoignage : 

L'équipe de Trans Lifeline répond du lundi au vendredi aux appels de personnes trans ayant besoin de parler, ou vivant une situation de crise. L'association recevait en moyenne 300 appels par jour au mois d'octobre, mais l'élection présidentielle, mardi, a marqué une bascule. "Hier [mercredi, au lendemain du scrutin], nous avons reçu plus de 1 700 appels", témoigne Kai Alviar Horton, qui anticipe le même volume d'appels "dans un futur proche". La ligne d'écoute, déjà saturée, a également reçu de nombreux appels de personnes prétendant être trans, et s'avérant en réalité transphobes.

 La peur des communautés non blanches vient également compléter cet insupportable tableau de l'enfer de la haine altérophobe introduite par Trump et son monde...  Il ne fait en effet pas bon être arabe, hispanique ou haïtien dans cet univers fasciste dans lequel les nazis sont davantage respectés, et le Ku Kux Klan davantage en odeur de sainteté, sous l'oeil bienveillant de Trump,  que n'importe quel humaniste militant contre les discriminations... 

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 L'article auquel fait référence ce post d'Olivier sur X est ici, en anglais... Il dit toute l'ampleur de l'horreur qui s'annonce. Trump n'a en effet pas fait mystère de la politique violemment xénophobe qu'il entend mener : 


"Je connais Tom depuis longtemps et il n'y a personne de meilleur que lui pour surveiller et contrôler nos frontières", a écrit le milliardaire républicain sur son réseau Truth Social. Le nouveau directeur de l'ICE sera chargé de "toutes les expulsions d'étrangers en situation illégale vers leur pays d'origine"

Le président élu de 78 ans s'est engagé à lancer, dès le premier jour de son mandat, la plus grande opération d'expulsion de migrants illégaux de l'histoire des Etats-Unis. Il a aussi promis de relancer une politique de séparation des familles à la frontière. Sous sa première présidence, près de 4 000 enfants migrants avaient été séparés de leurs parents, après que ces derniers eurent été placés en détention. (source)

Vous rêviez de jouer les résistants, en vous identifiant à ses héros, en fRance ? Le moment est venu pour vous de montrer ce que vous valez IRL... mais aux States. Le combat va être long, éprouvant. Il restera des traces durables des saloperies que ce pouvoir promet.

La méthode de gouvernement s'annonce déjà musclée, et se souciant bien peu des procédures démocratiques... 

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Un livre d'Ugo Palheta évoquait les symptômes du fascisme qui vient. Mais force est de constater que la démocratie américaine est à présent passée à un autre stade, celui d'un coma avancé. Le  fascisme est bel et bien là.


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