Je n'ai cessé de documenter depuis le début de son accession au pouvoir, sur ce blog comme sur l'ancien, la compromission de Macron et de son pseudo parti (1) avec l'extrême-droite et ses idées. On comptait déjà dans son premier gouvernement un nombre conséquent de ministres inféodés à l'idéologie d'extrême-droite. Mais ce phénomène s'est agavé avec les années. Son positionnement xénophobe et anti-gauchiste primaire n'a cessé de s'accentuer. Ses références envers des théoriciens d'extrême-droite, (pétainistes, maurassiens...) amplement documentés. Il suffit de googliser un peu...
Et voilà que Monsieur se pique à présent, contre tout devoir de neutralité lié traditionnellement à sa fonction, de favoriser la candidature d'une affairiste de droite dont le parcours politique comme la probité personnelle sont gravement entachés d'innombrables affaires judiciaires. Et qui plus est, qui ne répugne même pas au désistement en sa faveur d'une personnalité politique d'ultra-droite éminemment condamnable, Sarah Knafo, zemmouriste convaincue (et pour cause puisque c'est sa compagne...). Ce n'est pas supportable. Comment des gens peuvent voter pour quelqu’un d'aussi répugnant que Dati, délinquante en col blanc issue d'une famille dont plusieurs frères, délinquants plus ordinaires quant à eux, ont connu la prison, ce à quoi elle a toujours réussi à échapper en raison de sa proximité avec le pouvoir...
Pourtant, l'Elysée s'est abaissé à tenter de se lancer dans un pseudo-fact cheking grotesque qui ne grandit vraiment pas la fonction présidentielle, qui se fourvoie ainsi dans des dénégations qui ressemblent de manière troublante aux démentis de Trump et ses suivistes.
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La Société des Rédacteurs du Monde s’est d'ailleurs émue à juste titre de ce tweet de l’Elysée qui qualifie de prétendues “rumeurs” un article du Monde consacré au rôle d’Emmanuel Macron lors des élections municipales, là où il s'agit véritablement d'un travail d'enquête journalistique sérieux.
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Que cela déplaise au Président, on le conçoit, mais cela n'autorise pas tous les excès ni tous les abus de pouvoir. S'en prendre frontalement aux journalistes comme Macron l'a fait d'ailleurs à plusieurs reprises, n'est pas un bon indice de santé démocratique, comme on peut l'observer également chez son homologue américain.
Pour ma part, il m'apparait évident qu'il vaut mieux un mauvais socialiste qu'une bonne droitarde affairiste qui trimballe tant de casseroles que notre pays n'en ressortirait pas vraiment grandit dans la vision qu'en ont les autres pays du monde, surtout quand elle est affublée du soutien d'une fasciste notoire, ce qui devrait effrayer n'importe quel électeur normalement constitué.
ET pour aller plus loin dans la prise de connaissance des réseaux peu ragoutants dans les coulisses de la campagne de Dati et du ralliement de Knafo, lire un peu...
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1) Un parti qui n'est pas sorti de nulle part, mais qui a été financé par des intérêts dominants qui avaient des avantages certains à son accession au pouvoir. Macron les a d'ailleurs remboursé au centuple, puisque le nombre de millionnaires est passé de 2 à 3 millions sous ses mandats. En outre, toujours sur le registre de l'enrichissement des déjà plus que favorisés, les 500 plus gros propriétaires du pays ont vu leur patrimoine multiplié par 10 pendant son mandat.



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