A quand une sanction judiciaire contre @jnbarrot.bsky.social pour propagation de #fakenews ? (à propos de Franscesca #Albanese).
La criminalisation un peu trop systématique des critiques (à mon sens justifiées malgré l'horreur des attentats du Hamas du 7 octobre 2023) de la politique génocidaire et d'annexion unilatérale des terres palestiniennes, de Gaza à la Cisjordanie, est en train de toucher ses limites.
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Ce rejet permanent de tout ce qui peut nuire aux intérêts de Netanhyu, ce criminel de guerre, et faire taire toute opposition, même justifiée, devient si absurde qu'il faut faire dire à la rapporteuse de l'Onu ci-dessus tout et n'importe quoi, et surtout ce qu'elle n'a pas dit...
La députée Renaissance Constance Le Grip et ses collègues ont « voulu agir vite, rapidement. » Peut-être un peu trop ? Dans une missive officielle publiée mardi 10 février, une quarantaine d’élus macronistes demandent au chef de la Diplomatie française d’œuvrer à la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les territoires palestiniens, sur la base d’une phrase… Qu’elle n’a pas prononcé. Voici en effet ce qu'elle a simplement expliqué :
« Le fait qu’au lieu d’arrêter Israël, la plupart des pays du monde l’ont armé, lui fournissant des excuses politiques, un appui politique, un soutien financier et économique, c’est un défi. Le fait que la plupart des médias dans le monde occidental amplifient le discours pro-apartheid, le narratif génocidaire, c’est un défi. Et en même temps c’est aussi une opportunité. Car si le droit international a été poignardé en plein cœur, il est également vrai que jamais auparavant la communauté internationale n’a connu les défis auxquels nous sommes tous confrontés, nous qui ne contrôlons pas d’importants capitaux financiers, ni d’algorithme, ni d’armes. Nous voyons maintenant que l’humanité a un ennemi commun, et que le respect des libertés fondamentales est la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour recouvrer notre liberté.
Pour accompagner cette vidéo, Francesca Albanese livre une explication de texte à l’égard de ses détracteurs, notamment en France et en Israël : « l’ennemi commun de l’humanité est LE SYSTÈME qui a permis le génocide en Palestine, y compris le capital financier qui le finance, les algorithmes qui le dissimulent et les armes qui le rendent possible. » (source)
Aussi, ceux qui, derrière le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et Caroline Yadan, agent de propagande de l'extrême-droite israélienne, ont réclamé la démission de la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, après de soi-disant "propos outranciers et coupables" tenus lors d'une conférence samedi, se sont totalement décrédibilisés.
Une sanction judiciaire contre ce genre d'auteurs et complices de propagation de fakenews devraient être sévèrement sanctionnés, surtout quand ils exercent des fonctions gouvernementales sensées les inciter à davantage de prudence et d'exemplarité en la matière.
C'est pourquoi, après avoir exposé le contexte de cette accusation infondée et scandaleuse, j'ai ensuite été ironiquement étonné du fait que le journal Le Monde puisse titrer ce genre de choses sans être accusé lui-même d'antisémitisme, compte-tenu de l'ambiance actuelle en la matière en France, contrairement à d'autres pays où la parole sur le sujet est plus libre, sans être pour autant nécessairement antisémite.
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J'ai donc de plus en plus clairement le sentiment, après m'être prudemment abstenu pendant de longues années sur ce sujet épineux, de vivre dans un pays sous emprise de l'extrême-droite israélienne. ET je le dis, l'écris, et le répète haut, et fort. L'accusation d'antisémitisme ne tient plus et, bien au contraire, affaiblit par ce genre d'accusations caricaturales la nécessaire lutte contre ce fléau qu'est la haine des juifs/ves.


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