Sans grande surprise, tant il est acculé comme un rat dans une impasse dans laquelle il s'est lui-même fourvoyé, le premier ministre a donc annoncé qu'il aurait recours par deux fois à l'outil soi-disant démocratique mais qui l'est si peu de l' Article 49.3 de la Constitution pour le vote du budget de l’État ainsi que pour celui de la Sécurité Sociale. Faisant cela, se saborde-t-il, lui-même et son gouvernement ? Pas si sûr...
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... Car je pense qu'un tel vieux routard de la politique n'agit pas ainsi sans avoir de sérieuses garanties. Et je crains fort qu'il n'ait obtenu des compromis, si ce n'est des compromissions, avec le parti dit "socialiste" qui se montre bien pusillanime face à une telle perspective, alors qu'il n'y a pourtant nul besoin de tortiller du cul pour marcher droit. Nous verrons bien d'ici la fin de la semaine si - comme je le pense - souffle en lui l'esprit de capitulation qui lui est consubstantiel, comme je l'ai déjà observé à maintes reprises depuis que je suis en âge d'observer la vie politique, et de voter.
... et comme dit l'autre :
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De toute façon, pour ce qui me concerne, je jugerai profondément comme traître à nos convictions humanistes tout député qui ne votera pas la censure, compte-tenu des orientations et des propos particulièrement xénophobes et si terriblement convergents avec le vocabulaire et l'idéologie d'extrême droite de ce premier ministre sous influence lepéniste. On ne saurait transiger avec le fascisme qui vient. Et si le Ps se commet dans cette forfaiture, le divorce avec la gauche sera définitivement consommé. Personne de véritablement pétri par des préoccupations sociales et anti-racistes ne saurait lui pardonner une telle saloperie.
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