Vite, climatisons le RN, il y a urgence !

Ça chauffe pour l'extrême-droite, et pas qu'un peu ! Pour un parti dont la solution invariable à tous les sujets était de désigner l'immigration comme source de tous les maux, difficile cette fois de prétendre sans friser le ridicule que le réchauffement climatique, c'est la faute aux immigrés... 

Je ne boude pas mon plaisir car voila une occasion de plus de démasquer ces escrocs patentés. Il suffit de les mettre le nez dans le caca de leurs propos publics. Ils ne sont pas climato-sceptiques mais... Les mais sont pourtant légion. Quelques exemples : 

 Marine Le Pen

  • Doute sur la mesure et l’ampleur du changement climatique (2017)
    Lors d’un échange sur l’environnement, elle explique que le changement climatique n’est pas une « religion » et dit qu’il doit y avoir débat sur ce qui « fait le plus de mal au climat », ajoutant ne pas être « une scientifique du climat » et ne pas pouvoir mesurer certains phénomènes.  Ce type de formulation  relève à mon sens d'un cynisme absolu, démontrant une posture sceptique envers le consensus scientifique, à l'instar de son cousin politique Trump (source)
  • Opposition à certaines politiques de transition écologique au nom du refus de “l’écologie punitive”
    Elle a régulièrement présenté des mesures climatiques (notamment européennes) comme des contraintes excessives, plutôt que comme des politiques nécessaires de réduction des émissions. Le RN s’est notamment opposé à plusieurs mesures européennes de transition énergétique.(source)
  • Critique des énergies renouvelables
    Marine Le Pen a défendu l’idée de ralentir fortement le développement de certaines énergies renouvelables, notamment l’éolien, en affirmant qu’elles ne seraient pas réellement « propres » ou « renouvelables ». Cette critique est souvent reprise par des mouvements climatosceptiques ou anti-transition. >Mise en cause de certaines politiques climatiques plutôt que du réchauffement lui-même

Jordan Bardella 

 Bardella a fréquemment attaqué les politiques européennes de transition (normes automobiles, contraintes industrielles, etc.), en les présentant comme inefficaces ou pénalisantes économiquement. Les analyses du positionnement du RN soulignent que le parti privilégie souvent l’adaptation et la critique des politiques climatiques plutôt que la réduction rapide des émissions.(source)

Hervé de Lépinau
  • Remise en question du rôle de l’activité humaine dans le changement climatique
    Il fait partie des élus RN cités dans des analyses sur des propos minimisant ou contestant certains éléments du consensus scientifique climatique, notamment concernant la responsabilité humaine.(source)
Thomas Ménagé
  • Positionnement sceptique sur certains aspects du consensus climatique
    Il a été cité parmi les responsables RN dont les déclarations ont été interprétées comme relativisant la gravité du changement climatique ou les politiques mises en œuvre pour y répondre.(source)
Des élus et candidats RN locaux

Plusieurs candidats ou élus RN ont tenu des propos plus explicitement climatosceptiques :

  • remise en cause de l’existence même du réchauffement ;
  • affirmation que le changement climatique serait principalement naturel ;
  • minimisation de l’impact humain ;
  • attaques contre le GIEC (source)

Mais comme ce parti surfe systématiquement sur la vague de l'opinion sans grande constance idéologique hormis la xénophobie qui est sa marque de fabrique, il fallait qu'ils frappent un grand coup en termes de propositions face à la répétition des canicules qui frappent son électorat moutonnier. Et tenez vous bien, ils ont la réponse ultime : climatisons tout, d'où mon titre moqueur à bon escient. 

source

 

 

On est bien obligé pour le coup d'être d'accord avec la représentante d'un gouvernement qui ceci dit n'a pas fait davantage, et dont les ministres de l'environnement successifs n'ont eu pour principale occupation quotidienne que d'avaler et de faire avaler des couleuvres... Et j'ai des preuves  pour ce que j'avance, comme dab. 

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