La droite peut-elle impunément menacer de mort une journaliste, sous Macron ? (soutien @nassiraelmoaddem.bsky.social)
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Quand on connait l'histoire, on est frappé par le traitement inéquitable opéré par les médias et le pouvoir politique.
Nassira El Moadem, journaliste d'Arrêt sur Image, a écrit un livre dans lequel elle retrace le résultat de son travail d'enquête sur la gestion pour le moins houleuse quand ce n'est pas tout simplement délictueuse de la commune du Blanc Ménil, en Seine St Denis, dont le sénateur LR Thierry Meignen fût maire de 2014 à 2021.
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Furieux des révélations contenues dans ce livre, Thierry Meignen n'a pas hésité à proférer des menaces extrêmement claires :
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" J'irai au bout, elle va mourir, je la tue".
Pour moins que ça, Eric Zemmour avait reçu un appel de 45 minutes du chef de l'Etat qui l'avait assuré de son soutien après que ce dernier ait été agressé verbalement dans la rue par un passant.
Le soutien de Macron n'irait-il plus spontanément qu'aux personnalités d'extrême-droite ? On est en droit de se poser la question. Les menaces de Thierry Meignen sont pourtant très graves, au point que le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour menaces de mort, suite à la plainte de la journaliste.
Les éditions Stock ont également porté plainte contre le sénateur, qui avait déclaré en outre, histoire d’aggraver son cas par un anti-communisme (très) primaire caractéristique des éléments de langage de l'extrême droite que Nassira El Moaddem était « une militante payée » par le Parti communiste.
Le président du groupe socialiste, Patrick Kanner a par ailleurs interpellé les membres du Sénat sur le sujet, en ces termes :
[...] la gravité et l’indignité de cette déclaration nous
obligent à réagir avec force », appuie-t-il. Il estime que « le Sénat ne peut rester inactif ». « De tels propos sont contraires aux obligations de dignité et pauvreté. Je demande au Sénat d’instruire rapidement ce dossier et de prendre les décisions qui s’imposent » (source)
Pour clore ce chapitre tout en peaufinant la description du contexte, il faut également préciser que Thierry Meignen et ses proches doivent être d'autant plus furieux que la ville a été reprise par un élu dont ils ne doivent pas précisément goûter ni la couleur de peau, ni le positionnement politique. Il s'agit en effet de Demba Traoré, dont on a beaucoup moins parlé que du maire de St Denis, Bally Bagayoko...






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