Stopper la turbine à purin des médias Bolloré, une bonne initiative #Cnews #Europe1

 Voilà une initiative privée qui me réconcilie avec l'humanité. Tordre la main à l'Arcom, pour qu'elle frappe plus durement les médias Bolloré, voilà qui ne pouvait pas me déplaire.... Les municipales font rage en ce moment, et je ne voudrais pas que le grand financeur de la fachosphère française se sente en terrain conquis en raison du manque d'initiatives notable de la police des médias, dont les sanctions, quand elles existent, sont si peu dissuasives, et si peu probantes : 

source

"Cinquante-sept universitaires ont déposé mercredi 4 mars un référé-liberté (une procédure d’urgence) devant le Conseil d’Etat contre l’inertie du régulateur de l’audiovisuel face aux manquements au pluralisme de CNews et Europe 1. Le timing n’est pas anodin, il vise explicitement la campagne officielle des élections municipales, qui a débuté lundi. "

 J'attends le résultat de cette action avec grande impatience...  

(Concernant la procédure de Référé liberté, voir les détails ici. ). 

Ils veulent ainsi dénoncer le  

«Caractère manifestement monochrome des émissions» 

 Pour assoir leur requête judiciaire, ils "s’appuient sur le principe de pluralisme dit «interne», consacré par le Conseil d’Etat en février 2024. Ce principe interdit en théorie à tout éditeur audiovisuel de laisser s’installer un déséquilibre «manifeste et durable»". 
 
Le trouble est en effet manifeste, et visiblement durable. Aussi, observer ce genre de baffe dans la gueule du grand argentier de l'extrême-droite m'est toujours un bonheur sans pareille. J'espère que cette belle initiative que je soutiens haut et fort sera couronnée de succès. Je vous tiendrai au courant. Je veille au grain ;). En attendant, j'informe, juste. Et je redoute en tous cas, connaissant le pouvoir de nuisance des fachos et de leurs relais complaisants comme de leurs soutiens actifs,  que les initiateurs de cette saisine express du conseil d'Etat, dont certains noms sont cités dans l'article, soient victimes de représailles, y compris physiques. Car on a beau tenter de faire croire à la fable selon laquelle seuls les antifas seraient violents, je ne sais que trop bien à quel point ils ne font que réagir à une oppression bien plus grande, au nombre de victimes plus que conséquent. 
 
Mon soutien à cette belle initiative universitaire n'en est que plus grande. La bataille de la communication sous forme de médiatisation scandaleusement orientée toujours dans le même sens détestable est en effet le détonateur qui sert à dégoupiller les cerveaux vrillés de l'extrême-droite. 
 

«Coupure d’une chaîne ou d’une radio qui ne respecte pas la loi»

Les universitaires demandent trois choses au Conseil d’Etat : obliger l’Arcom à ouvrir une instruction sur les deux éditeurs ; lui enjoindre de mettre en demeure les deux sociétés ; faire en sorte qu’elle déclenche un «référé-communication» prévu dans la loi de 1986 sur les médias. Cet outil rare permettrait au régulateur (qui n’a pas les moyens d’agir de façon urgente) de saisir le Conseil d’Etat pour qu’il prenne lui-même des mesures immédiates. Parmi elles, souligne Camille Broyelle, «la coupure d’une chaîne ou d’une radio qui ne respecte pas la loi». (source)

 
 
 

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