Hé, Nunez, calme tes flics ! #violencespolicieres

 Comme pour le précédent billet ici, c'est une histoire d'arroseur arrosé. On nous parle en effet beaucoup en ce moment d'ennemis intérieurs, mais ce ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Notre société contemporaine qui semble renouer avec ses démons du passé a l'art et la manière de se chercher des boucs émissaires faciles : les gauchistes, LFI, les personnes d'origine maghrébine, les "écoterroristes"... Il y a peu, nous avons eu droit sur tant et trop de médias à la légende urbaine des hordes de pilleurs/casseurs provenant des cités, des "racailles"  forcément racisées même quand ils se prénomment Théo, Andy, Raphaël ou Antoine.... (source). CQFD. Et plutôt que de parler des 90 % de fêtards qui ont célébré la victoire du PSG pacifiquement, un système médiatique fait de sensationnalisme a encore démontré pitoyablement qu'il a tout intérêt à faire le buzz sur le pire de notre société. 

C'est pourquoi j'introduis à ce moment de mon récit l'histoire d'un policier qui, alors qu'il n'était pas en service,  n'a pas hésité à menacer un automobiliste avec une arme,  dans la nuit de samedi à dimanche,   à l'occasion des festivités après la victoire du PSG.

source

C'est bien la première fois que j'apprends qu'un policier est condamné à de la prison ferme, plus habitué que je suis aux peines un peu trop systématiquement assorties de sursis,  quelle que soit la gravité des faits commis par les détenteurs du monopole de la violence légale. 

Je suis pourtant fort d'une expérience durable en termes d'observation et de documentation de ce genre de violences policières qui, selon les différents ministres de l'intérieur qui se sont succédés cette dernière dizaine d'années, n'existeraient pas, et qui ne seraient que médisances de gauchistes. Encore une preuve flagrante qu'elles sont bien une réalité, et que certains se sentent un peu trop dans la toute puissance, qu'ils prennent un peu trop la confiance avec l'extrême-droite aux portes du pouvoir et ses théories inhumanistes présentes dans tous les médias.  Il convient donc de rétablir la limite et d'y apposer des limites, si ce n'est d'y mettre un terme.  C'est chose faite pour ce jeune policier là,  mais cela ne saurait effacer la terreur qui a dû envahir le pauvre automobiliste en question... Combien d'autres ont été également inquiétés par des agents des forces de l'ordre ivres de leur petit pouvoir machiste tout à fait gratuitement et n'ont rien osé dire, de peur de représailles ? 
 

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