#Municipales2026 : les maire(sse)s ne se bousculent pas au portillon #feminisme

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C'est le nombre de communes en France en 2025, selon  le bulletin d'information statistique de la Direction générale des collectivités locales (DGCL), soit 60 communes de moins qu'en janvier 2024. (source). A mon sens, c'est encore trop. Qui n'a pas un exemple autour de lui d'une commune ridiculement petite qu'il conviendrait de rattacher à une autre pour éviter les dépenses, les travaux et les élections coûteuses et inutiles ? Lorsque je travaillais comme agent de développement local, plus jeune, j'en avais un exemple caricatural, près de chez moi : Leménil-Mitry, dans le Saintois. Une légende urbaine circulait alors en s'en gaussant selon laquelle, les seuls 2 habitants de ce hameau, c'était le comte du Ménil-Mitry, et son épouse. Ce n'est pas très loin de la réalité, puisqu' Henry de Mitry a été élu maire pendant.... 43 ans, de 1977 à 2020. Son père fût comte, et sa mère, une descendante de la lignée des De Wendel, qui connait une notoriété particulière en Lorraine... Heureusement, la noblesse tout commes les maîtres de forge ont été révoqués, et vous m'en voyez fort aise, moi, simple roturier cynique et notoirement impertinent. 

Mais revenons à nos moutons, je ne voudrais pas paraître pédant.  J'ai juste profité du plaisir de faire des recherches pour les besoins de ce billet de blog, l'un des attraits de l'exercice, qui me fait le plus grand bien, quand j'ai le temps de fouiller un peu (ce qui est malheureusement de moins en moins le cas en ce moment en raison de mes occupations professionnelles). 

 Pour les communes de moins d'un millier d'habitants, 2026 change la donne. La  loi du 21 mai 2025 étend le mode de scrutin de liste paritaire aux communes de moins de 1 000 habitants, qui représentent 70% des communes françaises (23679 communes exactement, selon l'article que j'ai consulté pour les besoins de ce billet,  mais 24703 selon le calculateur du site de l'association des maires de France, soit 70,83 %. (La précision c'est important, Laure Cometti et Noa Charbogne !). 
 

C'est donc un casse-tête qu'ont connu, au moment de la constitution des listes, un grand nombre de candidats des communes  rurales, s'ingéniant parfois, sans grande considération pour elles d'ailleurs,  si ce n'est de mettre un nom pour respecter la loi, à trouver des femmes qui acceptent de figurer sur leur liste. De plus, cette volonté d'introduire de la parité ne change rien quant au règne du patriarcat outrageusement dominant en politique, puisque seulement 24,4 % des listes déposées pour les élections 2026 ont à leur tête une femme.

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Les opposants à la parité, ou ceux contre la réforme de scrutin municipal,  redoutaient que cela ne décuple le nombre de communes sans candidat.e.s. Mais leur nombre est resté relativement stable (64 communes concernées en 2014 et 106 en 2020) et ne constitue que 0,2 % des communes de France. 

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 Par contre, effet notable de cette réforme de 2025, on compte 23 679 dans lesquelles il n'y aura pas de suspense, et un seul tour, puisque lors du scrutin le 15 mars, les électeurs ne pourront voter que pour une seule liste. Cela concerne 68 % des communes. Un gain de temps, et d'argent, de sueurs froides, et de polémiques inutiles ?  

Ou un choix démocratique amoindri ? 

A vous de voir.  

Pour ma part, vu que je n'ai le choix qu'entre la droite et la droite, mon constat est déjà sur la table, avec mes tripes, ici.  


 

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