#15mars : Je vote contre la médiocrité politique

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Aujourd'hui, 15 mars 2026, je constate avec un certain sens de l’humour involontaire que le « choix démocratique » qui m’est proposé se résume à deux candidats de droite. J'en ai déjà parlé ici. Bien entendu, chacun.e est persuadé.e d’incarner l’avenir de la commune où je vis par hasard. Pourtant, leurs propositions semblent tout droit sorties d’un .concours de banalités administratives. Quel manque d'imagination ! Entre prudence molle et conformité à l'idéologie du parti (l'un d'entre eux marche dans les pas de Wauquiez... Tout est dit), l’enthousiasme électoral n’est pas exactement au rendez-vous. Et je ne peux que déplorer l'absence totale de propositions de nature à améliorer la vie des plus fragiles, des sans-voix, de ceux qui n'ont pas eu la chance de naître du bon côté. Ma voix ira donc aux plus précaires. 

On me dit pourtant que j’ai « le choix », que je vivrais en démocratie. Cela reste à démontrer. En réalité, on me demande surtout de cautionner l’un ou l’autre de deux projets qui ne m’inspirent ni confiance ni ambition particulière pour notre ville. Dans ces conditions, voter blanc n’est pas une démission démocratique : c’est probablement l’acte le plus honnête qu’il me reste.

Le problème, c’est que dans notre système, le vote blanc existe… mais seulement pour la décoration de la façade. On peut le déposer dans l’urne, mais au moment du résultat, il disparaît presque comme par magie, comme si les électeurs qui refusent les options proposées n’avaient finalement rien à exprimer. Autrement dit, la démocratie accepte volontiers votre participation — à condition que vous soyez d’accord avec le menu. Celui qui m'est imposé ne me convient pourtant pas. Et qu'on n'aille pas me faire le reproche de ne pas le connaître. Je suis plutôt bien placé pour vous dire que si. 

Reconnaître réellement le vote blanc aurait pourtant une vertu simple : rappeler aux candidats qu’être élu faute de mieux n’est pas exactement un triomphe populaire. Si un nombre significatif d’habitants choisissait de voter blanc, cela enverrait un message clair : notre commune mérite mieux que ce duel sans relief. Et si la proportion de ce vote blanc atteignait une proportion importante, et qu'il était véritablement reconnu, cela obligerait les mauvais candidats à revoir leur copie. J'en rêve... Mais cela n'arrivera jamais : les professionnels de la politique, représentants des intérêts dominants, ont bien trop à y perdre. 

Alors oui, je voterai blanc. Non pas par indifférence, mais par esprit critique. Parce que participer à la démocratie ne devrait pas signifier applaudir poliment des projets médiocres. Et parce qu’au fond, si nos candidats souhaitent vraiment représenter les habitants, la moindre des choses serait peut-être de commencer par leur donner quelque chose de vraiment convaincant à choisir.

ET non cette liste d'aménagements homéopathiques qui ne fait plus rêver personne.  



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